L’Union des syndicats de Monaco lance un appel à la grève dans les grands hôtels et palaces le 10 avril
L’Union des syndicats de Monaco appelle à une journée de mobilisation interprofessionnelle qui pourrait paralyser plusieurs palaces de la Principauté.
Dans un communiqué publié sur Facebook, l’Union des syndicats de Monaco (USM) a appelé à une journée de grève générale pour le vendredi 10 avril « afin de défendre le système de retraite et, plus largement, le droit des salariés à Monaco ». D’après les informations diffusées sur les réseaux sociaux par Olivier Cardot, ancien secrétaire général de l’organisation syndicale, le mouvement toucherait le secteur hôtelier : l’Hôtel de Paris, l’Hermitage et le Monte-Carlo Bay pour 24 heures de grève, le Café de Paris partiellement affecté, et le Méridien comme le Fairmont concernés par des débrayages plus courts.
L’USM a donné rendez-vous aux manifestants le 10 avril à 12h30, pour rejoindre un cortège au départ de l’église Saint-Charles, avec pour mot d’ordre en monégasque « Ciü Forti Ünseme ».
Un contentieux vieux de treize ans sur les retraites
La colère puise ses racines dans un conflit qui dure. Depuis la réforme de la Caisse Autonome des Retraites adoptée en 2012, l’USM dénonce une dévalorisation du point d’acquisition qui, selon le syndicat, pénalise les salariés au moment de leur départ à la retraite et appauvrit des milliers de pensionnés en Principauté. Les revendications portent sur les salaires et la protection sociale : « une contribution accrue des employeurs pour garantir l’équilibre du système des retraites », « le maintien d’une pension digne », « la revalorisation des salaries avec un SMIM porté à 2 620 euros » et « une amélioration des conditions de travail ».
Monaco n’est pas une terre de grève. Mais le secteur de l’hôtellerie-restauration, qui emploie environ 8 000 personnes en Principauté (chiffres datant de 2022), s’est déjà mobilisé à plusieurs reprises ces dernières années.
En mai 2022, les syndicats des cuisiniers et des cafés-hôtels-restaurants avaient lancé un mouvement qui avait touché le Fairmont, l’Hôtel de Paris et l’Hermitage. En mai 2025, un rassemblement au pied du Casino avait réuni une centaine de personnes pour soutenir les grévistes de l’Hôtel de Paris, qui réclamaient notamment une revalorisation de leur prime Grand Prix.









