Plus de 7 000 chiots victimes d’un trafic international jugé à Nice
L’association Stéphane Lamart s’est constituée partie civile dans l’une des plus grandes affaires de trafic animalier jamais jugées en France
À partir de ce mercredi 25 mars, le tribunal correctionnel de Nice accueille pendant trois jours un procès autour d’un réseau international de vente illégale de chiots ayant écoulé plus de 7 000 animaux en cinq ans.
L’enquête judiciaire a mis au jour un circuit d’approvisionnement organisé, reposant sur des élevages situés principalement en Hongrie et en Slovaquie. Des chiots étaient acheminés par camion vers plusieurs animaleries de Nice et du Cannet, où certaines structures pouvaient en écouler jusqu’à une cinquantaine par mois. Les animaux, acquis à bas prix à l’étranger, étaient revendus en France à des tarifs sans commune mesure, dans une logique purement financière.
Des conditions sanitaires alarmantes
Les pièces du dossier révèlent des chiots trop jeunes, non sevrés, transportés dans des conditions inadaptées, accompagnés de documents vétérinaires falsifiés ou incohérents. De nombreux acheteurs ont signalé des animaux tombés malades quelques jours après l’achat, engendrant des frais vétérinaires importants, voire la mort prématurée de l’animal. Un témoin a décrit avoir entendu des chiots pleurer depuis l’intérieur d’un camion de livraison fermé, destinés à l’une des animaleries impliquées.
L’association appelle à interdire la vente en ligne
Partie civile dans ce dossier, l’association Stéphane Lamart, reconnue d’utilité publique et spécialisée dans la défense des droits des animaux, entend obtenir une condamnation à la hauteur des faits. Son président-fondateur réclame une intervention législative urgente : « Ce dossier démontre qu’il est aujourd’hui impératif d’interdire la vente d’animaux sur Internet », a-t-il déclaré, dénonçant des pratiques qui « peuvent s’inscrire dans des circuits plus larges, susceptibles d’alimenter d’autres formes de criminalité. »
Adopter plutôt qu’acheter

Face à ces dérives, les associations de protection animale rappellent qu’il existe une alternative simple et responsable à l’achat : l’adoption. En Principauté et dans la région, la SPA de Monaco, présidée par la Princesse Charlène et dont le refuge de Peille accueille chiens et chats dans l’attente d’un foyer, ainsi que la PSSA, œuvrent chaque jour pour donner une seconde chance à des animaux abandonnés ou maltraités. Adopter, c’est aussi refuser d’alimenter des trafics comme celui qui est jugé à Nice cette semaine.









