Les soutiens du maire de Nice, Christian Estrosi, avaient mis en doute la validité du scrutin. Mais l’élection d’Éric Ciotti à la présidence de la fédération Les Républicains des Alpes-Maritimes est confirmée.

Seul candidat en liste, Éric Ciotti avait obtenu 88 % des suffrages, au soir du 13 octobre, à l’élection du président de la fédération Les Républicains (LR) des Alpes-Maritimes. Tous les postes de délégués de circonscriptions étaient par ailleurs revenus à ses lieutenants. Une belle victoire pour le député qui vient d’être nommé « ministre de l’Intérieur » dans le « gouvernement fantôme » de son parti. Trop belle ? C’est en tout cas ce qu’ont pensé les fidèles de son rival, le maire de Nice, Christian Estrosi. Trois d’entre eux avaient déposé un recours auprès de la Haute Autorité du parti. Battus dans les 1ere, 3e et 5e circonscriptions, ces derniers suspectaient une « fraude massive » liée au vote électronique. Or, dans son jugement, la Haute autorité LR vient d’écarter « toute fraude liée au vote électronique allégué par certaines requérants ».

Ciotti sort renforcé de cet épisode

Dans un communiqué publié vendredi dernier, Éric Ciotti s’est « réjoui » de la validation de « la quasi-totalité des élections internes de notre famille politique dans les Alpes-Maritimes » et a dénoncé « les propos outranciers de ceux qui évoquaient des fraudes massives » qui ont « tenté de salir l’image » du parti. « La fédération est désormais au travail pour la reconquête dans la fidélité aux valeurs qu’ont porté nos militants lors des élections« , a-t-il ajouté.

La Haute Autorité ayant relevé des irrégularités mineures, les adhérents de la Fédération des Alpes-Maritimes, la première de France, seront néanmoins appelés à désigner à nouveau les 43 membres du comité de la 5e circonscription, leur délégué de la 7e circonscription et, par voie de conséquence, leurs 22 représentants au Conseil national. Mais tous les autres scrutins organisés dans le département sont validés. Et les nouveaux résultats ne changeront en rien le rapport de force.

C’est donc, encore une fois, Éric Ciotti qui sort renforcé de cet épisode. Le dernier en date dans la bataille qui l’oppose à son rival pour le contrôle du département. Quelques jours avant l’avis rendu par la Haute Autorité, le président de la fédération avait publié une lettre ouverte dans laquelle il demande à Christian Estrosi de retirer le nouvel impôt mis en place par la métropole de Nice, « en solidarité avec les gilets jaunes »