Un salarié du secteur privé à Monaco gagne en moyenne 5 195 € bruts par mois
Le salaire médian dans le secteur privé monégasque atteint quant à lui 3 475 euros bruts par mois en 2025. La dernière infographie de l’IMSEE éclaire les écarts qui structurent le marché du travail en Principauté.
Les chiffres publiés par l’IMSEE à partir des données des Caisses sociales de Monaco confirment une hausse générale des rémunérations : +4,1 % pour la médiane, 3 475 euros bruts par mois en 2025, +5,4 % pour le salaire moyen, qui s’établit à 5 195 euros bruts mensuels. Cet écart entre les deux indicateurs n’est pas anodin : il reflète la concentration des hautes rémunérations au sommet de la distribution. Si 20,1 % des salariés se situent dans la tranche 2 500-3 000 euros, la plus représentée, 2,9 % d’entre eux perçoivent plus de 15 000 euros par mois.
Des secteurs aux réalités très contrastées
Les activités financières et d’assurance s’imposent comme les plus rémunératrices, avec un salaire médian de 6 858 euros, devant les activités spécialisées, scientifiques et techniques (4 697 euros) et l’informatique, télécommunications et médias (4 373 euros). À l’autre extrémité, les activités de service administratif et de soutien plafonnent à 2 764 euros.
Les femmes toujours sous-représentées aux sommets
Les inégalités de genre persistent. Le salaire médian des femmes dépasse celui des hommes de 4,1 % à temps de travail équivalent, mais leur salaire moyen reste inférieur de 18,1 %, soit un écart de 1 010 euros. Seules 16,5 % des femmes figurent parmi le 1 % des plus hauts salaires du secteur privé.
Un écart saisissant avec la France
La comparaison avec le marché français illustre le caractère à part de l’économie monégasque. Selon les résultats provisoires publiés par la Dares* pour le premier trimestre 2026, le salaire mensuel de base dans le secteur privé français a progressé de 1,7 % sur un an, contre +5,4 % pour le salaire moyen monégasque sur la même période. Rapportée à l’inflation (1,7 % sur un an en France), cette hausse ne représente aucun gain de pouvoir d’achat en termes réels. Le contexte franco-monégasque n’est pas directement comparable (fiscalité, coût de la vie, structure sectorielle diffèrent fondamentalement), mais l’écart de dynamique salariale reste frappant.
* Direction de l’Animation de la recherche, des Études et des Statistiques







