DJ Snake, Amélie Lens, Martin Garrix… Les Plages Électroniques de Cannes s’offrent une affiche XXL pour les 20 ans du festival
Mardi 5 mai, l’équipe des Plages Électroniques a dévoilé les contours de son édition anniversaire, programmée du 7 au 9 août sur la plage du Palais des Festivals de Cannes.
C’est l’histoire d’une beach party devenue rendez-vous international. Né en 2006 sur la plage du Palais des Festivals, le festival des Plages Électroniques s’est imposé en deux décennies comme l’une des plus importantes manifestations dédiées aux musiques électroniques en France. De quelques centaines de spectateurs lors de la première soirée à plus de 60 000 festivaliers attendus chaque année, le rendez-vous cannois a accompagné l’essor d’une scène devenue majeure, attirant des têtes d’affiche internationales sur l’une des plages les plus emblématiques de la Côte d’Azur. Pour ses vingt ans, l’organisation promet une édition repensée, articulée autour de huit scènes et de 120 artistes.
De 400 spectateurs à l’un des plus grands festivals électro français
Pour comprendre ce que représente l’édition 2026, il faut revenir aux origines. À l’occasion d’une conférence de presse organisée à l’hôtel Verlaine de Cannes, ce mardi 5 mai, Benoît Geli, cofondateur, a longuement remercié David Lisnard, alors premier adjoint et président du Palais des Festivals, qui avait soutenu le projet quand celui-ci tenait encore de l’utopie : « organiser un rendez-vous électro en plein cœur d’une ville construite autour du cinéma et du tourisme haut de gamme… il fallait y croire ! »
Les débuts ont été modestes. Deux enceintes posées sur le sable, cinq euros l’entrée, et la diffusion ratée de la demi-finale de Coupe du monde 2006 entre la France et le Portugal pour tenter d’attirer un public encore inexistant. « Aujourd’hui, je pense à tout le chemin parcouru. Ça n’a pas été facile », a-t-il rappelé devant l’assistance, énumérant les épreuves traversées : « On a surmonté des moments difficiles, les attentats de 2016, la pandémie du Covid-19, le renouvellement des équipes. Il a fallu en trouver de nouveaux », se souvient Benoît Geli, livrant un hommage aux partenaires, techniciens et collaborateurs de la première heure.




L’écosystème des partenaires s’est élargi au fil des années pour s’adapter, à l’image de Florian Campredon, fondateur de French Acoustics et de Fulcana, qui accompagne le festival depuis quatre ans. « Nous sommes partenaires des plages depuis 2022. Cette année on sonorise avec French Acoustics le village artiste et la scène Chill », nous confie le jeune trentenaire. Avec Fulcana, sa seconde entreprise, il prend également en charge l’alimentation électrique de ces espaces : « On va alimenter ces scènes en énergie verte, principalement solaire. » Une contribution qui s’inscrit dans la trajectoire écologique affichée par le festival ces dernières années.
Un poids économique structurant pour le territoire
Pour Benoît Geli, fondateur de l’agence d’évènementiel Allover Production, qui s’occupe des Plages Electroniques depuis 2016, le rôle décisif de la municipalité a été décisif dans la professionnalisation du festival, devenu « un événement reconnu partout dans le monde » et primé sur la scène nationale.
Allegra Trichard, directrice du festival, a fait état d’un poids économique de 15,3 millions d’euros sur le bassin cannois pour l’édition 2024, en s’appuyant sur les études d’impact menées par l’organisation. Hors enceinte du festival, la dépense moyenne quotidienne des festivaliers atteindrait 128 euros. Une donnée que la directrice associe à une stratégie d’ancrage local revendiquée. « On est fiers de ne pas être dans notre coin et de travailler avec plein d’associations, de créateurs et d’artistes présents sur le territoire », a-t-elle souligné.

Cette dimension territoriale n’a pas échappé à Thomas de Pariente, adjoint au maire de Cannes en charge du tourisme et de l’événementiel, qui a salué le rôle structurant pris par le festival au-delà du seul mois d’août. « Vous êtes l’opérateur de la musique à Cannes, d’une forme de musique à Cannes », a-t-il affirmé, évoquant la collaboration nouée avec la Ville autour de la Gare Croisette, blockhaus classé au patrimoine architectural du XXᵉ siècle, fermé depuis trente ans et bientôt transformé en scène musicale. L’élu a également rappelé l’implication de l’association dans la relance du MIDEM, le marché international de la musique de retour au Palais des Festivals.
Une affiche XXL et un dimanche signé DJ Snake
Pour ses 20 ans, le festival annonce pas moins de 120 artistes et huit scènes. DJ Snake, Martin Garrix, Marshmello, Amélie Lens, PLK, Mosimann, Nico Moreno et Vladimir Cauchemar figurent parmi les têtes d’affiche annoncées pour cette édition. Une quarantaine d’artistes supplémentaires, dont des locaux, doivent être révélés dans les jours qui viennent. « On essaie de rassembler un peu tous les styles et tous les courants musicaux électroniques », a aussi rappelé Anthony Ferrat, responsable de la programmation, citant aussi bien la techno que la hard, les musiques afro et le rap. Le programmateur a également souligné la fonction de tremplin du festival : « Il y a trois ans de ça, à 19h, sur le Solarium, Théodora jouait devant 300 personnes. Trois ans plus tard, c’est peut-être l’artiste numéro un aujourd’hui sur la scène française ».

Particularité de l’édition 2026 : DJ Snake, qui revient pour son troisième passage à Cannes, prendra la main sur la programmation du dimanche sur la scène principale sous sa bannière Pardon My French.
Au-delà de l’enceinte du Palais des Festivals, l’édition anniversaire débordera dans la ville. Un pop-up culinaire, des événements au skate-park, un tournoi de pétanque ainsi que des soirées dans plusieurs lieux du centre-ville sont annoncés pour ces journées de festival.







