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Reportage

En images : les Ferrari de légende prennent place à Monaco pour une parade au Grand Prix Historique

La parade des bolides Ferrari Parade se déroulera le samedi et le dimanche en début d'après-midi © Benjamin Godart pour Monaco Tribune
La parade des bolides Ferrari Parade se déroulera le samedi et le dimanche en début d'après-midi © Benjamin Godart pour Monaco Tribune

Pour la première journée du Grand Prix de Monaco Historique 2026, le quai devant le Yacht Club de Monaco s’est transformé en exposition historique à ciel ouvert. Douze monoplaces rouges attendent patiemment la Cavallino Classic Monaco, la parade Ferrari des 25 et 26 avril.

Le vent tiède qui remonte du port charrie une odeur d’essence raffinée et de pneus chauds. Sur le quai devant le Yacht Club de Monaco sont alignées des bolides rouges. Une Ferrari de course de 2004, rutilante, attire les regards. Un peu plus loin, deux mécaniciens dévissent les carrosseries et mettent à jour les belles mécaniques d’une F300 de 1998. Le décor est planté : la Scuderia Ferrari a posé ses valises en Principauté.

L’événement est inédit. Pour célébrer ses 35 ans, le Cavallino Classic, concours d’élégance qui perpétue l’héritage d’Enzo Ferrari, s’installe pour la première fois à Monaco avec un plateau entièrement dédié aux monoplaces de F1 de Maranello. La parade coïncide aussi avec les 75 ans de la première victoire de Ferrari en Formule 1, décrochée en 1951. De 1998 à 2011, douze voitures défileront entre les sessions sportives du Grand Prix Historique. Une F300, une F399, la F1-2000, les F2002 et F2003-GA, la mythique F2004 de Michael Schumacher, les F2007 de Felipe Massa et Kimi Räikkönen, la F2008 du titre constructeur et la 150° Italia d’Alonso composent ce cortège.

Sur le quai, un visage attire les regards : Jean Alesi sillonne entre les Ferrari. Le pilote avignonnais, vainqueur du GP du Canada 1995 avec les Rouges, sera bien au départ du week-end, mais pas dans la parade : il pilotera la Ferrari 312 de 1969 à moteur V12 trois litres, engagée dans la Série D « Voitures de Grand Prix F1 – 3L (1966 à 1972) ». Une résurrection sonore qu’aucun passionné ne voudra manquer. L’ouverture officielle de la parade, elle, reviendra à Jacky Ickx, au volant de la Ferrari 312 F1 de 1968 avec laquelle il s’était imposé à Rouen la même année.

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Quatre monoplaces à admirer ce week-end

Ferrari 312 F1-69 ex Amon (1969)
Dernière floraison de l’ère V12 avant le grand virage technique des années 70, la 312 F1-69 reste la plus victorieuse des variantes 312 de l’époque. Équipée d’un V12 trois litres à 48 soupapes, elle fut la monture principale du Néo-Zélandais Chris Amon à partir de Monza. Son palmarès parle de lui-même : trois pole positions, un meilleur tour à Silverstone et quatre arrivées dans les points.

Ferrari 312 T3 ex Reutemann – Villeneuve (1978)
Conçue par Mauro Forghieri, la 312 T3 n’est pas une simple évolution de la T2 : elle est née du passage de la Scuderia aux pneus radiaux Michelin. Tout fut repensé autour de cette contrainte, du châssis monocoque en aluminium à la double aile avant pleine largeur. Son V12 à plat sert d’élément structurel, accouplé à la boîte transversale qui donne son « T » au modèle. Ce châssis 036, le dernier de la série, a d’abord été piloté par Carlos Reutemann en Suède avant d’être confié à un certain Gilles Villeneuve début 1979 en Argentine.

Ferrari F2003-GA ex Schumacher (2003)
Baptisée en hommage à Gianni Agnelli, la F2003-GA est la 49e F1 construite par Ferrari. Signée Rory Byrne et Ross Brawn, elle pousse le Tipo 052 (l’un des derniers V10 de la F1) jusqu’à 930 chevaux et 19 000 tours/minute. Empattement allongé, pontons bombés, boîte en titane, répartition des masses modulable entre qualifications et course : le raffinement technique est à son apogée. Le châssis 229 présenté à Monaco est le plus victorieux des six F2003-GA produits. Schumacher y a décroché cinq Grands Prix en 2003, s’offrant son sixième titre mondial et le treizième sacre constructeur de la Scuderia.

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Ferrari F10 ex Alonso (2010)
La F10 marque le retour de la Scuderia sur le devant de la grille après une saison 2009 difficile. Nouveau règlement, interdiction des ravitaillements, fin du KERS : Maranello repart d’une page blanche autour d’un réservoir surdimensionné et d’une architecture libérée. Entre les mains de Fernando Alonso, ce châssis 283 s’imposera à Bahreïn, en Allemagne, en Italie, à Singapour et en Corée. Cinq victoires qui réinstallent Ferrari au sommet.

Le rendez-vous

La Ferrari Parade ouvrira le samedi 25 avril de 12h45 à 13h00 avec Jacky Ickx en piste, suivie de la démonstration du plateau complet jusqu’à 13h50. Rebelote le dimanche 26, avec une ouverture à 13h25 et la parade de 13h50 à 14h20. Entre-temps, les douze monoplaces seront exposées au cœur du paddock.

Photos : Benjamin Godart pour Monaco Tribune