L’opération lancée par Génération identitaire au printemps dernier dans les Alpes avait défrayé la chronique. Quatre membres de l’association ont été placés en garde-à-vue.

Quatre membres de Génération identitaire, un groupe qui se présente sur son site comme un « mouvement politique de jeunesse qui lutte contre l’islamisation et l’immigration massive », ont été placés en garde à vue le 29 janvier à Lyon. Remis en liberté, ces militants – trois hommes et une femme – sont poursuivis pour « immixtion dans une fonction publique ». D’après le procureur de la République de Gap (Hautes-Alpes), « les investigations se poursuivent sous la direction du parquet ».

« Une opération de communication »

En cause, l’opération monté par ce groupe au col de l’Echelle, près de Briançon, dans les Alpes, au printemps dernier. Participant au contrôle de la frontière aux côtés des forces de l’ordre, sous la bannière « Defend Europe », le mouvement s’était notamment félicité de la remise de quatre « clandestins » à la police et de l’arrestation de sept migrants « repérés et signalés » par ses soins.

Pour leur défense, les membres de Génération Identitaire se réfugie derrière l’article 73 du code pénal qui prévoit que « dans les cas de crime ou délit flagrant puni d’une peine d’emprisonnement, toute personne a qualité pour appréhender l’auteur et le conduire devant l’officier de police judiciaire le plus proche« . La préfecture des Hautes-Alpes dénonce, elle, « une opération de communication« .

Les militants promigrants, qui s’offusquaient d’un deux poids deux mesures, sont quant à eux satisfaits. Particulièrement actifs dans cette région de passage entre l’Italie et la France, sept d’entre eux ont été poursuivis et condamnés pour avoir facilité l’entrée de migrants dans l’hexagone au même moment.