Roc Fleuri, l’ancienne villa « James Bond » de Sean Connery à Nice, cherche preneur à 18,5 millions d’euros
L’ancienne demeure niçoise de l’acteur écossais, où fut tourné « Jamais plus jamais » en 1983, est de nouveau sur le marché après plusieurs ajustements de prix.
Il a quitté les écrans en 2003, la vie en 2020, mais Sean Connery n’a jamais cessé de marquer de son empreinte la Côte d’Azur. Sur les hauteurs du Mont Boron, à Nice, la villa Le Roc Fleuri, que les Niçois appellent toujours « la maison de James Bond », attend son prochain propriétaire. Plus de 1 000 mètres carrés sur six étages, un parc de 5 000 mètres carrés face à la baie des Anges, un bassin à débordement ouvert sur la Méditerranée : le décor est celui d’un film d’espionnage. Il l’a été, lorsque l’acteur écossais et son épouse, l’artiste niçoise Micheline Roquebrune, y vivaient dans les années 1970-1980.


Un prix en montagnes russes
L’histoire récente du Roc Fleuri est celle d’un bien en quête du juste prix. Proposée à 30 millions d’euros en 2020, puis à 23,5 millions en mai 2025 par Century 21 Lafage Transactions, la propriété s’affiche aujourd’hui à 18,5 millions, après une tentative du vendeur de remonter le curseur à 35 millions lorsque la guerre en Iran a éclaté. Benjamin Mondou, de Century 21 Lafage, a accompagné ces oscillations. « Ce n’est jamais bon quand on voit des prix qui remontent et descendent sur le même produit. Les gens suivent le marché », explique-t-il. Depuis le retour au prix initial, l’activité a repris confie l’agent immobilier.



Plus de 10 millions d’euros de travaux ont été réalisés par le propriétaire actuel, mais la plupart des acquéreurs potentiels n’en tiendront aucun compte. « Très souvent, même si c’est en parfait état, les nouveaux acheteurs cassent tout et refont », observe-t-il. Ce qui séduit, c’est la situation : la vue, la surface, l’emplacement, et, en prime, la légende. « On achète une partie de la vie de James Bond. »
Un marché sans limites
Un exemple qui rappelle que le marché très haut de gamme azuréen fonctionne selon ses propres règles. Côté acquéreurs, les liaisons aériennes Nice–États-Unis et l’« effet Trump » ont provoqué un afflux d’investisseurs américains, auxquels s’ajoutent des acheteurs du Golfe, Russes et Ukrainiens et quelques Scandinaves. Ces acquéreurs internationaux partagent un constat qui peut surprendre « pour eux, la Côte d’Azur reste abordable », rapporte Benjamin Mondou, conscient du décalage avec une population locale qui peine à se loger.
Au sommet de ce marché aux prix vertigineux se trouve Monaco, où le prix moyen atteint 57 569 euros le mètre carré selon l’IMSEE (février 2026), avec des pointes au-delà de 100 000 euros à Mareterra. L’acquisition d’un appartement par un milliardaire ukrainien pour 471 millions d’euros illustre l’absence de plafond. « On ne peut plus rien construire dans ces zones, les gens qui investissent dans ces biens font forcément de très bons placements », résume l’agent immobilier qui rappelle que la Côte d’Azur demeure la seule région en France où les prix n’ont pas baissé malgré les crises.








