Sea Shepherd et One Voice s’opposent au transfert des orques Wikie et Keijo de Marineland en Espagne
Alors le sort des derniers cétacés du Marineland d’Antibes est toujours incertain, deux ONG de protection animale ont haussé le ton fin mars 2026, multipliant les actions pour empêcher un transfert vers des parcs espagnols.
Après plus de cinquante ans d’existence, le Marineland d’Antibes a fermé ses portes au public le 5 janvier 2025, contraint par la loi française du 30 novembre 2021 interdisant les spectacles de cétacés. Wikie, née en captivité en 2001, et son fils Keijo, né en 2013, sont depuis restés dans leurs bassins, aux côtés de douze dauphins, sans qu’aucune solution de relocalisation n’ait été officiellement validée.
Le 30 mars, Sea Shepherd France a lancé une pétition nationale pour empêcher le transfert des deux orques et de douze dauphins vers les delphinariums Selwo Marina à Malaga et Loro Parque à Tenerife. « La France ne peut pas interdire la captivité sur son territoire et en exporter les conséquences à l’étranger », a déclaré sa présidente Lamya Essemlali, sur le site de l’organisation.
Le sort de Wikie et Keijo est jugé particulièrement préoccupant : un transfert vers Loro Parque impliquerait leur séparation, leur intégration dans un groupe inconnu et leur utilisation pour des spectacles et de la reproduction forcée. Quatre orques sont mortes dans ce parc ces dernières années. Sea Shepherd conteste par ailleurs l’expertise structurelle des bassins invoquée pour justifier l’urgence, et réclame la nomination d’un expert indépendant. L’ONG propose en alternative la création d’un sanctuaire marin en Europe, et se dit prête à financer le maintien temporaire des animaux en France.
One Voice dans la rue à Nice
Deux jours plus tôt, le 28 mars, une dizaine de membres de l’association One Voice s’étaient mobilisés à Nice devant le consulat d’Espagne pour une action symbolique, brandissant des pancartes en français et en espagnol, d’après nos confrères de France 3. L’association défend, elle, une relocalisation des deux orques dans un sanctuaire marin au Canada.
Le gouvernement français avait annoncé le 19 février 2026 une décision définitive « d’ici la fin du mois de mars 2026 ». Une échéance désormais dépassée sans annonce officielle.









