Le 8 Novembre, les écoles de la Principauté ont participé à la journée « Non au harcèlement ». Cette mobilisation s’inscrit dans le cadre du plan d’action de prévention du Gouvernement Princier contre le phénomène.

Réel sujet de préoccupation également sur le territoire français, le harcèlement scolaire concernerait plus de 30% d’adolescents. En Principauté, la Direction de l’Education Nationale, de la Jeunesse et des Sports rapporte que 5 à 6 cas de harcèlement scolaire avéré sont déclarés chaque année.

Cette journée consacrée à la question du harcèlement scolaire s’inscrit donc dans un plan d’action global, lancé par le gouvernement autour de 3 axes : Prévenir et détecter; la formation d’adultes encadrants; traiter les situations de harcèlement. L’opération s’est donc déroulée dans tous les établissements scolaires monégasque autour d’ateliers de sensibilisations divers (enquête, création d’affiches, charte de bonne conduite), une façon d’amorcer le dialogues entre élèves et corps enseignants.

Cette année, l’accent a été mis sur la cyberviolence, une des formes de harcèlement les plus fréquentes, due à l’émergence et l’omniprésence des réseaux sociaux ces dernières années. Violence d’autant plus grave qui implique « une diffusion massive qui ne se limite pas qu’à la victime mais à toute une communauté, souvent sous le sceau de l’anonymat » précise Marie-Cécile Moreno, directrice adjointe de la DENJS.

Par ailleurs, les élèves ont également pu recevoir la visite du substitut du procureur afin qu’ils soient informés des risques encourus par les harceleurs, mais aussi des droits et des moyens de recours des éventuelles victimes.