Suite aux nombreux signalements de mérous bruns morts ou moribonds reportés depuis le début du mois d’octobre, une douzaine de cas ont été enregistrés par la Direction de l’Environnement.

Espèce protégée en Principauté, le suivi et le comptage du mérou brun sont assurés depuis une dizaine d’année en collaboration avec le Groupe d’Experts sur les Mérous.

Une expertise vétérinaire sur trois spécimens de 30 à 80 cm a été diligentée a la fin du mois d’octobre, afin de déterminer les causes de mortalités. Les symptômes et les premiers résultats permettent de s’orienter vers une infection virale ayant déjà été observée par le passé à de multiples reprises en Méditerranée (Crète, Lybie, Malte, Corse…). Les mérous analysés présentent tous les mêmes symptômes : un gonflement de la vessie natatoire, des yeux abîmés, vitreux et une peau en mauvais état.

D’après les observations, le virus aurait commencé à se développer le long de la rive sud avant de gagner le nord de la Méditerranée, sans qu’un lien avec le réchauffement des eaux puisse être établi de façon certaine. Cela ne remet pas en cause l’importance de la température comme un des facteurs déclenchants.

La Direction de l’Environnement demande que tous cas de mérou découvert mort ou moribond lui soit rapporté.