La coopération monégasque a présenté sa stratégie pour 2018-2020. Plus d’un million de personnes dans le monde vont bénéficier de l’aide de la principauté.

Du 22 novembre au 4 décembre, une délégation de la Coopération monégasque s’est rendue à Madagascar où elle soutient des projets dans le domaine de la santé, l’insertion socio-économique, l’éducation et la sécurité alimentaire. Le voyage a notamment permis le démarrage du projet QUAPEM (Qualité de l’accueil en protection de l’enfance à Madagascar). Ce projet, mené en collaboration avec le ministère de la Population, de la Protection Sociale et de la Promotion de la Femme et l’ONG SOS Villages d’Enfants, vise à renforcer les 40 centres malgaches dédiés à l’enfance. Une mission d’aide au développement dans la droite ligne des actions menées par la Coopération monégasque qui a fait de la lutte contre la pauvreté une priorité.

Une stratégie ambitieuse

L’institution vient de dévoiler sa stratégie pour les deux années à venir. Et, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle ne manque pas d’ambition. La coopération monégasque projette ainsi d’aider plus d’un million de bénéficiaires de 2018 à 2020, contre 800 000 pour la période 2015-2017. Des bénéficiaires issus de 11 pays d’intervention dont sept PMA – ou pays les moins avancés – africains : le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Burkina Faso, Madagascar, le Sénégal et le Burundi. Elle entend également augmenter sensiblement l’Aide Publique au développement (APD), renforcer l’aide directe aux acteurs locaux et l’aide humanitaire d’urgence. Enfin, elle interviendra dans un nouveau domaine : la sécurité alimentaire.

Des objectifs qui s’appuie sur ceux de l’ONU à laquelle la principauté adhère depuis 1993. Le gouvernement princier a ainsi adopté en 2000 les huit objectifs du millénaire pour le développement (OMD), renouvelés en 2015 par les 17 objectifs de développement durable (ODD). Ces derniers « englobent tous les défis pour éradiquer la pauvreté, protéger la planète et garantir la prospérité pour tous, d’ici à 2030 », souligne Bénédicte Schutz, directeur de la Coopération Internationale.