Le Monégasque Pierre-André Chiappori a été intronisé à l’Académie des sciences morales et politiques.

Hélène Carrère d’Encausse, Jean Tirole, prix Nobel d’économie, Xavier Darcos, ancien ministre et… Albert II de Monaco. Il y avait du beau monde ce lundi 14 janvier quai Conti à Paris, pour l’intronisation de Pierre-André Chiappori à l’Académie des sciences morales et politiques. C’est le prince souverain qui lui a remis son épée. Juste avant, le PDG du groupe Scor, Denis Kessler, avait prononcé son discours de réception.

Monégasque, Pierre-André Chiappori est le troisième représentant de la principauté à devenir membre de l’Institut de France. Avant lui, le sculpteur François-Joseph Bosio, à l’Académie des beaux-arts et le prince Albert Ier, comme associé étranger de l’Académie des sciences, avaient déjà eu cet honneur. Respectivement en 1816 et en 1909.

Enseignant et chercheur

Ancien élève de l’Ecole normale supérieure, agrégé de mathématiques, docteur en sciences économiques, Pierre-André Chiappori a effectué une brillante carrière de directeur de recherche au CNRS. Mais il fut surtout enseignant. En France, à l’Université de Paris, à l’Ecole polytechnique et à l’Ecole nationale de la statistique et de l’administration économique (ENSAE). Et à l’étranger, à l’université de Chicago et à celle de Columbia, à New York, où il occupe toujours la chaire d’économie.

Les travaux du nouvel académicien portent principalement sur la micro-économie. On lui doit notamment de nombreuses publications sur la théorie des contrats, les questions de risque et d’assurance ainsi que sur l’environnement économique de la famille.