Dans un contexte tendu et plus que jamais tourné vers le pouvoir d’achat, Jacques de Larosière livre dans un ouvrage 10 préjugés qui mèneraient à un désastre économique et financier. Présent à la Monaco Méditerranée Foundation le 23 janvier dernier, l’ancien gouverneur de la banque de France a notamment indiqué que la réduction de la dette publique et de la pression fiscale devait être une priorité pour la France.

Ancien directeur général du FMI et ancien gouverneur de la Banque de France, Jacques de Larosière était reçu le mercredi 23 janvier à l’Hôtel de l’Hermitage dans le cadre d’une conférence pour la Monaco Méditerranée Foundation. À cette occasion, il a livré sa vision d’une politique économique trop souvent guidé par des idées préconçues et datées qui, à terme, s’avéreraient désastreuses pour l’économie française.

Une crise prévisible

C’est dans cette perspective que Jacques de Larosière affirme qu’il est essentiel que la pression fiscale baisse en France, le ras-le-bol ambiant en étant, selon-lui, la conséquence prévisible. Dans un entretien accordé à Nice Matin, il remet ainsi en cause le système de l’emprunt encore trop souvent appliqué et pourtant aujourd’hui inadapté. En revanche, c’est la dimension sociale et pédagogique qu’il prône pour une prise de conscience des réalités économiques, en particulier lorsqu’il s’agit du service public.

Auteur d’un livre au titre peu optimiste, 10 préjugés qui nous mènent au désastre économique et financier, Jacques de Larosière se montre pourtant confiant en l’avenir et envisage la confrontation actuelle comme l’opportunité de se défaire de concepts dépassés.