L’Institut du patrimoine fête sa première année d’existence. Construit ex nihilo, il commence aujourd’hui à trouver ses marques entre les différentes institutions et services monégasques.

Cela fait tout juste un an, le 15 février 2018, que l’Institut du patrimoine a été créé par ordonnance souveraine du prince Albert II. Celle-ci précise notamment que « l’Institut du patrimoine (…) a pour mission d’assurer l’étude, la protection, la conservation, la restauration, la valorisation et la transmission aux générations futures du patrimoine national, sans préjudice des missions dévolues au service de l’État chargé de mettre en œuvre la politique de développement urbanistique de la Principauté. »

Feuille de route éclectique

Cette feuille de route éclectique engendre parfois des chevauchements de compétences avec d’autres institutions monégasques comme les musées ou la direction de la Prospective, de l’Urbanisme et de la Mobilité. Le directeur de l’Institut du patrimoine, Patrick Simon, ancien du Musée d’anthropologie, doit donc faire preuve de doigté. De fait, avec sa petite équipe composée de trois personnes, il est chargé de construire entièrement ce service rattaché à la Direction des Affaires culturelles (DAC),

Dans ses attributions figurent le contrôle du travail d’inventaires des musées – et non l’inventaire en lui-même ! -et la restauration des œuvres remarquables à laquelle une enveloppe de 30 000 euros est spécialement dédiée. Un tableau de l’église du Sacré-Cœur ainsi qu’un bois cervidé fossile viennent d’en bénéficier. Une exceptionnelle bannière de procession de la Vénérable Archiconfrérie de la Miséricorde devrait suivre.

Armé d’un budget de 130 000 euros par an, l’Institut du patrimoine entend s’investir cette année pour le pont Wurstemberg, les moulins et le patrimoine immatériel tel que la musique, les traditions ou la Palladienne… Car une chose est sure : les projets ne manquent pas !