L’ouverture du TER PACA à la concurrence se précise

L’ouverture du TER PACA à la concurrence se précise

Renaud Muselier, président de la région PACA, a initié un appel d’offres européen pour la mise en concurrence des TER. Au cours d’une conférence de presse, il a détaillé le calendrier probable de l’ouverture des lignes régionales à de nouveaux exploitants. La qualité de service en sera-t-elle améliorée ?

C’est un constat de lassitude quant aux récurrents problèmes de ponctualité et de qualité de service qui semble animer Renaud Muselier ces temps-ci, vis-à-vis de la question ferroviaire. Cette semaine, lors d’un point presse, il a notamment déploré que la région Provence-Alpes-Côte d’Azur soit l’un des plus mauvaises élèves de France en la matière. Un train sur cinq en retard, un voyage sur dix annulé : les chiffres sont accablants, surtout à considérer que la région paie très cher. Et que les trajets ferroviaires ne sont pas assez attractifs par rapport à l’usage quotidien de la voiture.

La concurrence, un remède à tous les maux ?

Concrètement, la loi européenne permet désormais à des entreprises privées autres que la SNCF d’exploiter des lignes ferroviaires régionales. Deux lots vont donc faire l’objet d’un appel d’offres : l’un porte sur l’exploitation de la ligne Marseille-Toulon-Ligne, l’autre sur les liaisons Cannes-Grasse, Cannes-Nice-Monaco-Vintimille, Nice-Tende et Les Arcs-Draguignan-Vintimille. Avec un an de préavis, afin de mobiliser les candidats, cet appel d’offres démarrera en 2020. Transdev, Thello, Ratp Dev et d’autres acteurs ferroviaires pourront donc, s’ils l’emportent, commencer à exploiter des trains à la place de la SNCF (qui se portera également candidat) à partir de 2022. Pour Renaud Muselier, cette ouverture à la concurrence est l’occasion de challenger véritablement le ferroviaire dans la région. Le président du Conseil Régional souhaite que la situation s’améliore pour les usagers, les touristes et les contribuables. Et a pour but ultime que la qualité de service s’améliore sans hausse de prix ou d’impôts. Tiendra-t-il son pari ? Réponse d’ici trois ans.