Le SEOCM compte bien faire entendre sa voix en principauté

Le SEOCM compte bien faire entendre sa voix en principauté

Une nouvelle organisation syndicale vient d’être créée à Monaco. Le SEOCM, affilié à la F2SM, sera partie prenante aux prochaines négociations annuelles obligatoires.

Ils privilégient une approche modérée de la négociation syndicale. Préfèrent d’ailleurs le terme « proposition » à celui, plus conflictuel, de « revendication ». Parce qu’ils ne « se retrouvaient pas dans le discours des syndicats ». Et Parce qu’ils voulaient faire entendre une voix « apolitique, non dogmatique », fondée sur « la discussion et la construction, plus que sur la contestation », Vera Mendes, 31 ans, et Jean-Marc Eit, 52 ans, viennent de créer le Syndicat des employés et ouvriers du commerce de Monaco (SEOCM). Hôtesse d’accueil et vendeur polyvalent dans un hypermarché monégasque, ils en sont respectivement la secrétaire générale et le trésorier. Et ils comptent bien se faire une place dans le paysage social de la principauté.

Pas opposé au travail du dimache

Affilié à la F2SM, le SEOCM, qui refuse pour l’instant de communiquer sur son nombre d’adhérents, aura accès aux prochaines négociations annuelles obligatoires. L’occasion d’étrenner ses capacités de négociations. Il espère ainsi obtenir pour les employés de l’hypermarché, une augmentation des salaires, une grille de primes annuelles avec un plancher, la mise en place d’une commission de réflexion sur l’accompagnement et le calcul du départ à la retraite, ou encore une prime de 50 euros pour ceux qui travaillent plus de cinq dimanches dans l’année.

Car, au SEOCM, on n’est pas opposé au travail du dimanche ! « Nous sommes nombreux dans l’entreprise à ne pas y être opposé. Nous sommes payés double avec une récupération, ou payé triple sans la récupération. Ça représente pas mal d’argent en plus. C’est une possibilité intéressante à condition que cela reste ponctuel, et sur la base du volontariat« , explique ainsi Vera Mendes à nos confrères de Monaco Matin.

Attirés par cette façon d’aborder la question sociale, de nombreux salariés auraient manifesté leur intérêt pour cette nouvelle organisation syndicale. Et sa règle de conduite, résumée en un mot : modération.