Les oliviers sont l’une des fiertés de la Côte d’Azur. De partout à travers le monde, on se régale des huiles qui en sont issues. Malheureusement, l’année 2019, à cause de sa grande sécheresse, se révèle catastrophique en termes de récolte.

Déjà en 2016, les oliviers de la Côte d’Azur avaient subi les aléas de la sécheresse, avec un manque de précipitations important, puisqu’on estime qu’il faut, en moyenne, au moins 1,5 millimètre d’eau par olivier et par jour, pour que les fruits puissent pousser normalement. Une situation qui s’est hélas considérablement dégradée cette année, avec la canicule du mois de juillet. Tant et si bien que la Chambre d’agriculture des Alpes-Maritimes, estime que la production sera 60% moindre par rapport à l’année dernière. Une catastrophe pour bien des oléiculteurs. Certains oliviers, en effet, n’ont même pas pu faire éclore la moindre olive, tant les conditions climatologiques ont été difficiles depuis au moins trois mois.

Entre sécheresse et orages

Certains oléiculteurs ont vu leur récolte baisser entre 50 et 90% selon les parcelles et pour certains, jusqu’à 100%. Mais les craintes de ces agriculteurs ne sont pas terminées. Car les olives ne sont désormais pas à l’abri de nouveaux coups durs : des orages et la grêle, dont les précipitations nombreuses et violentes, pourraient faire tomber les olives et ainsi les rendre impropres à la vente ou à la consommation. Les prochaines semaines vont donc être cruciales avant d’établir un bilan définitif des pertes liées à cet été 2019 pas comme les autres, mais qui risque de se reproduire dans les années à venir.