Hantavirus : aucun cas à Monaco, un cas contact identifié à Juan-les-Pins et testé négatif au virus
Si la situation est sans commune mesure cinq ans après la pandémie de Covid-19, un nouveau virus parti d’un navire de croisière mobilise les autorités sanitaires internationales. Un cas contact avait été identifié sur la Côte d’Azur.
Le foyer d’hantavirus de souche Andes a été identifié début mai à bord du MV Hondius, un navire de croisière néerlandais parti d’Ushuaia (Argentine) le 1er avril avec 147 passagers et membres d’équipage de 23 nationalités. Au 13 mai, l’OMS dénombre onze cas, dont huit confirmés et trois décès. Les passagers ont été débarqués le 10 mai à Tenerife aux Canaries avant d’être rapatriés vers leurs pays respectifs.
En France, une croisiériste de plus de 65 ans, passagère du MV Hondius, est hospitalisée en réanimation à l’hôpital Bichat (Paris) dans un état qualifié de « grave » par la ministre française de la Santé Stéphanie Rist. Au total, vingt-deux cas contacts ont été identifiés sur le territoire français et tous testés négatifs à ce jour. Parmi eux, une habitante de Juan-les-Pins sur la Côte d’Azur, passagère d’un vol entre Johannesburg et Amsterdam, a été transférée par le Samu à l’IHU de Marseille pour observation. Elle aurait finalement été testée négative selon les informations de France Bleu Azur.
Monaco : vigilance mais pas d’alerte
Dans un communiqué publié mercredi 14 mai, le Gouvernement princier indique qu’aucun cas contact résidant en Principauté n’a été identifié à ce stade. Les autorités sanitaires monégasques assurent « une veille continue » en coordination avec les professionnels de santé locaux et régionaux.

Le Gouvernement qualifie la situation de « cluster international limité, lié à un événement index unique, sans argument en faveur d’une diffusion dans la population générale ». Aucune mesure particulière n’est requise pour les habitants, et le fonctionnement habituel des soins n’est pas affecté.
Le virus Andes est le seul des 38 hantavirus connus pour lequel une transmission interhumaine a été documentée, un mode de contamination qui reste marginal selon l’Institut Pasteur.











