Les résidents des Jardins d’Apolline pourront commencer à réintégrer leurs logements entièrement remis à neuf dès le mois de septembre. Un chantier d’envergure qui a pourtant pris de l’avance. Les 820 locataires du complexe devraient tous retrouver leur appartement d’ici 2020.

 

C’est une affaire qui a fait grand bruit sur le rocher. En 2017, les 820 locataires de la résidence Les Jardins d’Apolline étaient contraints au relogement après ce qui avait été qualifié de véritable crise sanitaire par l’État. Des malfaçons dans la construction des quatre immeubles composant le complexe auraient provoqué infiltrations, moisissures et de l’eau à la couleur marron aux robinets de certains appartements. Pour gérer cette crise sans précédent, c’est Albert Croesi, conseiller interministériel auprès du Ministre d’État, et surnommé depuis « Monsieur Apolline », qui a été chargé du dossier. Devant l’ampleur des dégâts, que le Souverain est lui-même venu constater, il est décidé de ne conserver que les murs porteurs et la dalle et de refaire entièrement les appartements de la résidence.

 

Trois mois d’avance sur le chantier

 

Durant les travaux, l’ensemble des locataires a été relogé dans des appartements tiroirs. Mais cette solution provisoire pourrait bien prendre fin plus rapidement que prévu. Les habitants du bloc D devraient en effet être en mesure de réintégrer leurs logements neufs dès le 17 septembre, ceux du bloc B dès novembre, avec plusieurs mois d’avance sur ce qui avait été préalablement annoncé. Le reste du chantier devrait être terminé en 2020. La raison de cette progression rapide ? D’après Albert Croesi, cela est dû au choix – sans appel d’offres – d’une entreprise au nombre de salariés à la hauteur de l’urgence de la situation et un allégement des contraintes administratives, puisque les travaux sont réalisés par une société privée et non par le département des travaux publics. Une bonne nouvelle donc pour les habitants. L’affaire est cependant loin d’être terminée pour la procédure judiciaire qui oppose l’État Monégasque et la SATRI, constructeur de la résidence, qui avait jugé trop rapide la décision concernant ces travaux de réhabilitation.