Didier Gamerdinger, Conseiller de Gouvernement – Ministre des Affaires Sociales et de la Santé, a présenté le 4 février 2020 à la presse le projet de loi relative à la fin de vie, déposé le 21 janvier 2020 au Conseil National.

 

Un sujet sensible et important

Un projet de loi initié par le département des Affaires sociales et de la Santé a été déposé sur le bureau du Conseil national. Ce projet a été élaboré en concertation avec le Dr Jean-François Ciais, Chef du service de soins de support et de soins palliatifs du CHPG, la Direction de l’Action Sanitaire, l’Ordre des Médecins et le Diocèse. Didier Gamerdinger a indiqué que « ce texte intervient sur un sujet sensible et important. Il a pour vocation d’accompagner la relation entre l’équipe de soins et le patient dans cette situation si particulière qu’est la fin de vie.  J’ai souhaité une approche éthique et humaine. Le rôle des équipes soignantes n’est pas d’abréger la vie pour mettre fin aux souffrances mais au contraire de soulager la douleur pour accompagner la vie ».

« J’ai souhaité une approche éthique et humaine »

Le respect de la dignité humaine

Le projet de loi du Gouvernement s’articule autour du respect de la dignité humaine de la personne malade, de l’apaisement de la souffrance, du refus de l’acharnement thérapeutique et de la création de la déclaration des volontés de fin de vie. Pour le Dr Ciais, qui a suivi 91 patients dans son service en 2019, « le texte est tourné essentiellement vers le patient pour tenir compte de sa dignité, de sa qualité de vie et du respect de ses choix. C’est un défi quotidien pour les patients et pour les équipes du service de soins de support et de soins palliatifs du CHPG. »

Les règles de la fin de vie à Monaco sont régies actuellement par le code de déontologie médicale. Le Conseil national devra désormais examiner ce projet du loi en commission avant son arrivée en séance publique.