Jeudi 10 septembre, les chauffeurs de VTC (véhicule de tourisme avec chauffeur) azuréens ont protesté contre une vignette payante instaurée par la Principauté.

Une mesure « protectionniste ». Ce 10 septembre, plusieurs milliers de chauffeurs VTC des Alpes-Maritimes ont empêché leurs homologues monégasques d’accéder au terminal 2 de l’aéroport Nice Côte d’Azur. En cause : une vignette payante imposée par Monaco.

900€ par an pour exercer en Principauté

Cette réglementation ne date pas d’hier, puisqu’elle est en vigueur depuis 2014. Chaque année, les chauffeurs VTC doivent payer 900€ (puis 600€ à partir de la troisième année) pour avoir le droit de prendre en charge des clients en Principauté. Toute course sur le territoire monégasque doit être informée au préalable, deux heures en été et quatre heures en hiver.

« Les professionnels VTC français qui sont en règle avec la législation des vignettes obligatoires ou avec la libre circulation (…) en France, font systématiquement l’objet de contrôles répressifs de la police monégasque, non respectueux de la confidentialité de notre métier », a déclaré le Comité Côte d’Azur VTC dans un communiqué. En réponse, les VTC français demandent à la France d’imposer le même régime aux VTC monégasques.

Interdiction d’Uber

Face à l’augmentation du nombre de VTC n’ayant pas d’autorisation d’exercer, le Gouvernement princier a décidé, en mars, d’interdire l’utilisation de « toute plateforme étrangère de mise en relation entre chauffeurs professionnels et particuliers » comme Uber. « Seule une tolérance pourra être acceptée lors de la dépose en Principauté d’un client chargé à l’extérieur de la Principauté », a précisé l’État monégasque.