Une chercheuse du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s’est penchée sur le circuit des masses d’eau en mer méditerranée. Une étude cruciale quand on sait que les courants déterminent la distribution de la chaleur, de l’oxygène, du sel ou encore des éléments nutritifs.

Dans les mers comme dans les océans s’opère une circulation thermohaline. Il s’agit d’une circulation océanique engendrée par les différences de densité de l’eau de mer, qui provient des écarts de température et de salinité des masses d’eau. Quand elle entre en interaction avec l’atmosphère, l’eau en surface devient plus dense et descend à des niveaux intermédiaires.

Un eau plus salée et plus dense qu’en Atlantique

Grâce au détroit de Gibraltar, la mer Méditerranée récupère l’eau de l’océan Atlantique. Un apport important quand on sait qu’en raison de son climat, elle perd plus d’eau qu’elle n’en reçoit par les fleuves et les précipitations. La forte évaporation de la Méditerranée fait également que son eau est plus salée et donc plus dense.

Entrée plus récemment et moins dense, l’eau de l’Atlantique reste en surface avant de se propager vers l’est dans les parties sud, pour ensuite revenir vers l’ouest dans les parties nord « décrivant dans chaque bassin un circuit général dans le sens antihoraire », explique Isabelle Taupier-Letage, auteure de cette recherche.

En hiver, une eau plus salée

Lors des froids hivers, la salinité de l’eau est plus importante en raison de son refroidissement par les vents continentaux : sa densité augmente et elle descend donc vers le fond, où la température ne descend jamais sous les 13 degrés. Très oxygénée, cette eau est une formidable ressource pour la biodiversité mais facilite aussi la transmissions de polluants. Raison de plus pour veiller à la pollution de l’eau, qui ne touche pas que la surface mais également les profondeurs marines. Pour en savoir plus sur cette étude, rendez-vous sur le site du CNRS.

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