Les conseillers nationaux et les membres du Gouvernement se sont réunis vendredi 8 avril pour faire un point sur les avancées d’un éventuel accord d’association avec l’Union Européenne.

En 2015 débutaient les discussions entre la Suisse, Saint-Marin, Andorre et Monaco pour un éventuel Traité d’association. Depuis, entre le retrait de la Suisse des pourparlers, le Brexit, le Covid et l’arrivée de nouveaux négociateurs côté européen, le projet est au point mort. Cependant, les discussions devraient reprendre, en présentiel, cette année. À cette occasion les conseillers nationaux et les membres du Gouvernement Princier ont établi leur stratégie de négociation et leurs lignes rouges à ne pas dépasser.

Trois lignes rouges

A l’issue de la réunion, le Conseil National a tenu à réaffirmer “son engagement sans faille pour défendre le modèle économique et social Monégasque, ainsi que le respect des droits des Nationaux.

Pour cela, le Conseil a établi trois lignes rouges à ne pas franchir : le maintien de la priorité nationale pour les Monégasques devra être respecté dans tous les domaines, les Monégasques devront disposer d’un accès exclusif à certaines professions réglementées, une autorisation préalable sera nécessaire pour toutes installations d’entreprises et de résidents en Principauté.

En réitérant ces lignes rouges comme il l’avait déjà fait en juin 2021, le Conseil National veut rassurer les Monégasques en leur offrant une priorité même si un accord est conclu entre l’Union Européenne et Monaco.