Interview

IFSI Monaco : une grande famille qui forme les infirmiers de demain

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Direction de la Communication / Stéphane Danna - De gauche à droite, au milieu des étudiants : Josette Piazza Cadiou, Christophe Robino et Benoîte de Sévelinges

Encadrement personnalisé, petites promotions, quête de l’excellence… L’Institut de la Principauté a des atouts indéniables.

Ils ont reçu cette année plus de 680 000 dossiers de candidatures. Les Instituts de Formation en Soins Infirmiers (IFSI), séduisent de plus en plus de candidats à travers la France, qui espèrent intégrer l’une de ces écoles. Et parmi ces établissement, l’IFSI de Monaco attire particulièrement grâce à son prestige, mais aussi grâce à son accompagnement personnalisé des étudiants.

En témoigne Clara, 20 ans. Originaire de Menton, la jeune fille vient d’entamer sa troisième et dernière année de formation. Si la proximité géographique avec Monaco est un avantage indéniable, l’étudiante avait mis la Principauté en premier choix sur Parcoursup pour d’autres raisons :

« Je voulais à tout prix l’IFSI de Monaco pour son prestige, pour la qualité de l’école, témoigne-t-elle. On est environ 25 par promotion, donc on n’est pas dans un grand amphithéâtre de cent étudiants. On a un suivi pédagogique particulier : les cadres nous connaissent, connaissent notre suivi professionnel. J’aimerais en plus travailler à l’hôpital de Monaco par la suite, donc qui de mieux que Monaco pour me former ? »

Encore une fois, c’est le prestige du Centre Hospitalier Princesse Grace, où se mêlent qualité des soins et excellentes conditions de travail, qui motive ce choix de carrière : « le CHPG a une très grande renommée, il est reconnu comme l’un des meilleurs. Les infirmiers qui travaillent là-bas sont contents d’y être. »

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Tout comme cette étudiante, Clara recevra son diplôme des mains de la Princesse de Hanovre à la fin de l’année – © Direction de la Communication / Michael Alesi

Trois ans après son admission, Clara se souvient encore de sa réaction lorsqu’elle a découvert qu’elle était admise : « ça a été des larmes de joie pour mes parents et pour moi. (…) L’école m’a fait mûrir, notamment grâce aux apports théoriques. On a la chance, à Monaco, d’assister à des conférences éthiques, à des cours sur le relationnel, ou même d’avoir une psychologue qui fait de l’hypnose. Tout cela nous aide au niveau relationnel avec le patient, et c’est ce que j’aime dans ce métier : le contact avec l’être humain. Ici, c’est comme une grande famille. En plus, chaque promotion choisit un parrain ou une marraine. La nôtre a choisi la navigatrice Alexia Barrier, pour son courage et sa ténacité. »

Un programme dense et complet

Impatiente de recevoir son diplôme, valable dans toute l’Union Européenne, des mains de la Princesse Caroline, Clara espère donc rejoindre rapidement les rangs du CHPG, quelle que soit la spécialité. Elle achèvera ainsi ses trois années de formation, particulièrement riches et denses, comme nous l’explique Josette Piazza Cadiou, directrice de l’Institut : « en tout, les étudiants ont 4 200 heures de formation, divisées à part égale entre les stages et la théorie. On travaille beaucoup l’entrée dans la vie active, surtout au cours du dernier semestre. Le programme est costaud, intense, il faut apprendre plein de choses », souligne-t-elle.

Une charge de travail sur laquelle insiste la directrice, lorsqu’elle rend visite aux lycéens et futurs candidats. Elle n’hésite pas à leur rappeler que le processus de sélection, via la plateforme Parcoursup, prend en compte les notes obtenues en Seconde, Première et Terminale : « je dis toujours aux jeunes : « travaillez bien ! Si vous voulez venir chez nous, votre posture, votre engagement seront très importants. » On regarde le comportement, et ça, ça se travaille dès la Seconde. Je conseille aussi de bien remplir tous les blocs de Parcoursup, en inscrivant ce que chaque expérience a apporté, et en faisant le lien avec le futur métier. »

Si certains étudiants ne sont pas pris dès la fin du lycée, il existe une autre option. Josette Piazza Cadiou conseille aux candidats refusés de suivre une formation d’aide-soignant, ce qui leur permettra de valoriser leur profil, puis de continuer comme infirmier grâce à la Formation Professionnelle Continue, basée sur des tests et un entretien.

Jérémy, 33 ans, est justement dans ce cas de figure. Aide-soignant au CHPG depuis 2009, il a décidé de se reconvertir en 2020. Il est donc dans la même promotion que Clara et bénéficie des mêmes cours.

Notre IFSI ne peut pas être comme une autre école

Josette Piazza Cadiou

Une jolie conclusion, car dès la fin du lycée, le jeune homme souhaitait déjà intégrer l’IFSI de Monaco. N’ayant malheureusement pas obtenu son baccalauréat à l’époque, il s’est alors tourné vers le métier d’aide-soignant, ce qui l’a conforté dans son envie de se réorienter vers le métier d’infirmier par la suite. « Le fait d’avoir été aide-soignant m’a donné toutes les clés de ce que signifie être infirmier, et ça m’a donné encore plus envie de le faire. En devenant infirmier, je vais pouvoir beaucoup mieux comprendre les choses, connaître l’anatomie, les médicaments que l’on donne… »

Et le mélange avec les plus jeunes camarades de promotion se passe bien : « la différence d’âge ne se ressent pas vraiment, on s’apporte mutuellement quelque chose les uns aux autres », explique-t-il.

Jérémy salue également les stages, qui se déroulent à Monaco, contrairement aux autres IFSI qui peuvent envoyer les étudiants à plusieurs kilomètres de leur lieu de vie et d’études : « c’est beaucoup plus pratique et c’est un cadre familial : on retrouve nos formateurs sur le terrain, on se connaît tous. C’est beaucoup plus facile d’apprendre dans ces conditions. »

Et il n’y a aucun doute : Jéméry veut continuer sa carrière au sein du CHPG. « Je suis bien ici. Les conditions de travail sont idéales et les salaires intéressants, alors que le métier a longtemps été discrédité à cause des revenus en France. En plus, ici, on a le temps avec les patients, on a donc le sentiment de bien faire notre travail. On peut les écouter, c’est du relationnel. »

La Famille Princière, très impliquée

Très fière de ses élèves, Josette Piazza Cadiou reconnaît que les étudiants qui se réorientent, qu’ils soient issus de professions médicales ou non, offrent de très beaux profils, qui se mélangent avec la jeunesse des étudiants issus de Parcoursup.

« C’est une grande famille, c’est d’ailleurs ce que dit Benoîte de Sévelinges, le directeur du CHPG, aux étudiants quand elles les accueille en début d’année », indique-t-elle.

Un cadre intimiste qui se caractérise aussi par l’engagement de la Famille Princière, et ce, depuis le début. « La première promotion, c’était en 1929, sous l’égide de la Princesse Charlotte. Aujourd’hui, la Princesse Caroline est notre marraine. Symboliquement, pour moi, ça donne une force. Ça donne la force du pays. Notre IFSI ne peut pas être comme une autre école. On est dans une dimension de respect, de bienveillance pour les patients. Le Prince Albert Ier avait commencé à instituer toute cette notion d’hôpital, et depuis l’hôpital n’a pas cessé d’être remanié, agrandi… Il y a, politiquement, une volonté. Et nous sommes très honorés d’avoir la Princesse Caroline comme marraine. C’est d’ailleurs la Princesse Grace qui a institué la remise des insignes en 1965, donc ça prend tout son sens. Pour les étudiants, c’est un rite de passage, pour moi c’est une force : il se passe quelque chose pour ces jeunes », témoigne Josette Piazza Cadiou.

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© Direction de la Communication / Michael Alesi

Une présence politique, qui se combine avec des conditions de travail idéales : « on a un lieu extraordinaire avec du matériel, des formateurs. C’est plus facile de travailler avec des petits groupes, ça nous pousse à questionner et à l’excellence. On est choyés. On aime venir travailler ici. »

Le CHPG met à disposition des studios pour 30 étudiants dans un immeuble de Beausoleil qui est dédié au personnel du CHPG. Ces étudiants sont heureux de pouvoir bénéficier de ces studios à loyer extrêmement attractif.

En somme, tout est fait pour que étudiants et enseignants, guidés par cette volonté commune d’excellence, puissent exercer dans les meilleures conditions possibles et continuent d’offrir aux patients le gage de qualité propre au CHPG et, par extension, à la Principauté.