Récit

Il échange les plaques d’immatriculation de ses scooters et se retrouve devant le Tribunal de Monaco

deux-roues-monaco
© Monaco Tribune

Ce Niçois n’avait pas le permis adapté au deux-roues qu’il venait d’acheter, il a donc utilisé la plaque de son ancien scooter.

Le 23 mars dernier, à 7 heures du matin, la police monégasque repère un individu qui roule à vive allure. Immédiatement, les agents arrêtent le deux-roues et procèdent au contrôle. Un problème survient rapidement : le certificat d’immatriculation du véhicule ne correspond pas à la plaque de ce dernier.

Le conducteur, cuisinier au Buddha-bar, avait en fait échangé les plaques de ses deux scooters, sous prétexte qu’il ne possédait pas le permis adéquat à sa dernière acquisition.

Un comportement « extraordinaire »

« C’est quand même extraordinaire comme comportement, s’étonne le Président du Tribunal. Pourquoi n’utilisiez-vous pas votre autre scooter, pour lequel vous étiez en règle ? », demande-il. « Je n’arrivais pas à le réparer », rétorque le prévenu à la barre. « Et pourquoi avoir acheté ce véhicule en particulier si vous ne pouviez pas le conduire ? », poursuit le juge. « Je pensais passer le permis plus tard », réplique le quadragénaire qui, de surcroit, n’était pas assuré.

Au tour du Procureur de prendre la parole pour ses réquisitions : une amende de 500 euros pour le défaut d’assurance et une de 200 pour le permis. « En France, ce genre de faits vous coûterait beaucoup plus cher sur le plan pénal. Vous risquez la prison », a averti le Ministère public.

Une belle amende

Pour sa défense, l’homme indique « avoir fait le nécessaire » pour ne plus avoir d’ennuis de la sorte. Pas assez pour attendrir le Tribunal qui le condamne à des amendes plus salées : 1 000 euros pour le défaut d’assurance et 500 euros pour le permis de conduire.