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Récit

Un homme condamné pour avoir fourni un faux certificat médical à la justice monégasque

medecin
© Pixabay

« C’est gravissime », a commenté le Procureur à l’audience du Tribunal correctionnel de Monaco.

Inconnu des services judiciaires jusqu’à peu, ce Roquebrunois de nationalité italienne est entré dans la délinquance à 63 ans… Dans un premier temps convoqué par la justice pour avoir émis un chèque sans provision, il ne se présente pas au Tribunal qui renvoie deux fois l’affaire. Le dernier renvoi étant à la date du 4 octobre 2022.

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Sauf que, la veille, le prévenu indique auprès de son avocat qu’il ne pourra se présenter à l’audience, et lui transmet un certificat médical en espérant renvoyer une troisième fois l’affaire (finalement sans y parvenir puisqu’il sera condamné pour ce délit à un mois ferme malgré son absence). Perspicace, l’avocat de la partie adverse contacte l’établissement de santé mentionné sur le document, qui précise qu’aucun patient ne correspond au nom de l’Italien.

Le prévenu reconnaît les faits

Devant le Tribunal, ce commerçant avoue d’une petite voix : « J’ai fait le certificat moi-même sur mon ordinateur ». « Vous avez conscience de la gravité des faits ? » l’interpelle le Président. « Oui, je regrette ce que j’ai fait, mais je n’avais pas la force d’aller jusqu’à Monaco quand j’ai été convoqué les premières fois, j’ai eu peur », poursuit-il tête basse.

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Exaspéré, le Procureur se lève. « Mentir à la justice c’est une chose, mais par écrit ! À mon sens, c’est encore plus grave qu’émettre un chèque sans provision. De plus, votre âge respectable devrait vous aider à discerner le bien du mal. Vous avez voulu prendre le Tribunal pour un imbécile. »

Sa présence à l’audience, ainsi que son casier judiciaire vierge jusqu’alors, pousse le Ministère Public a requérir de la prison avec sursis, six mois précisément. Plus clément, le Tribunal condamnera le sexagénaire à trois mois avec sursis.

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