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Brève

Pour le Conseil National, l’opportunité d’un accord avec l’UE « n’est pas avérée »

brigitte boccone pages
Pour aller au bout de cet accord, le Gouvernement devra obligatoirement obtenir le feu vert du Conseil National - © Conseil national

Suite à la dernière prise de parole du Ministre d’État mercredi 2 août dernier, les élus réagissent.

La semaine dernière, Pierre Dartout a réuni la presse afin de faire le point sur les dossiers qui occupent l’actualité monégasque. Parmi eux : la lutte contre le blanchiment, la lutte contre la corruption, mais aussi et surtout le potentiel futur accord d’association entre Monaco et l’Union Européenne. Sur ce dernier volet pour le moins épineux, le Ministre d’État, en s’appuyant sur la récente étude prospective, a réaffirmé sa position, à savoir qu’un accord est nécessaire pour la Principauté, notamment pour diversifier l’économie du pays. Une déclaration sur laquelle est revenu le Conseil National dans un récent communiqué.

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Il évoque une affirmation « étonnante », qui a « provoqué une vive émotion au sein de la communauté monégasque », et s’en explique : « tout d’abord, dire publiquement, sous le regard du partenaire potentiel avec qui on négocie, qu’un accord est nécessaire, est le meilleur moyen, selon nous, de se placer en situation de faiblesse dans ladite négociation. La question se pose donc de l’opportunité de cette déclaration. En second lieu, le Conseil National rappelle que tout accord devra faire l’objet d’un projet de loi d’autorisation de ratification, obligatoirement soumis au vote de l’Assemblée, respectant les lignes rouges, ce qui en l’état est loin d’être acquis. »

Défendre le modèle social et économique monégasque

Ces lignes rouges, dont fait référence le Conseil National, Pierre Dartout les a évoquées dès la présentation de l’étude prospective diligentée par le Gouvernement lui-même, en juillet dernier. Elles font référence notamment à la priorité nationale appliquée sur les questions du logement ou de l’emploi.

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À son tour, le Conseil National a diligenté, avec l’appui du cabinet Gide, sa propre étude d’impact sur les conséquences d’un accord ou d’un non-accord avec l’Union européenne, et fait savoir qu’il fera le point à la rentrée sur les conclusions de cette dernière. Comme précisé dans le communiqué, elle s’appuiera « sur des dizaines d’entretiens avec les représentants de l’ensemble des acteurs économiques et sociaux, celles et ceux qui font vivre notre modèle monégasque. »