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Brève

Bronchiolite : les assurés de Monaco ne pourront pas accéder au nouveau traitement préventif

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La bronchiolite s'attaque aux petites bronches et peut occasionner des difficultés respiratoires - © Unsplash

Le Beyfortus fait face à une pénurie en France.

C’est l’une des préoccupations des parents d’enfants en bas âge. La bronchiolite, infection virale très contagieuse touchant principalement les nourrissons et les enfants de moins de deux ans, s’attaque aux bronches les plus petites et occasionne généralement de petites difficultés respiratoires.

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Si la majorité des cas sont bénins, certains enfants peuvent présenter quelques complications. Et alors que la France vient de mettre sur le marché un nouveau traitement préventif – le Beyfortus – celui-ci se retrouve déjà en rupture de stock, les autorités sanitaires ayant manifestement sous-évalué le succès de cet anticorps monoclonal destiné aux bébés pesant moins de cinq kilos.

Résultat : seuls les assurés sociaux français peuvent se le procurer à l’heure actuelle. Cela signifie que les salariés et résidents de la Principauté – même s’ils sont de nationalité française – ne peuvent y accéder, puisqu’ils sont affiliés aux Caisses sociales de Monaco.

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Etant donné que la délivrance très contrôlée du Beyfortus est assurée par Santé Publique France, « sur ce sujet, nous ne sommes malheureusement pas autonomes, mais dépendants de la France qui connaît des tensions », a indiqué Christophe Robino, Conseiller de Gouvernement-Ministre des Affaires sociales et de la Santé, lors d’une conférence de presse ce jeudi 5 octobre.

34 doses au CHPG

Christophe Robino a cependant précisé que Monaco a pu obtenir 34 doses pour le Centre Hospitalier Princesse Grace, à destination des nouveau-nés. 300 doses supplémentaires ont été commandées.

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« Heureusement, la plupart des cas se traitent à domicile. Le nombre de cas graves reste extrêmement faible », a rassuré le Conseiller de Gouvernement-Ministre. Ce dernier a ajouté que, dans le cadre de la Convention de Coopération sanitaire de 2017, la Principauté a des échanges avec les autorités française et, de fait, espère obtenir suffisamment de doses pour en faire profiter les salariés.