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Récit

À Nice, nouvelles ouvertures, brunchs et adresses rénovées à découvrir

© Zenirō

Nice n’est pas à court d’idées côté restaurants. Ces derniers mois, de nouvelles tables sont venues enrichir une scène gastronomique déjà dense.

Zenirō a choisi de s’installer là où la Promenade du Paillon vient de gagner ses nouveaux hectares de verdure. Du côté du port, l’équipe des Agitateurs a lancé Magma juste en face de leur étoilé, Noto apporte sa cuisine sicilienne festive dans le Vieux-Nice et L’Uzine s’est réinventée. Sans oublier deux nouvelles adresses brunch qui complètent le paysage. 

Trois nouvelles ouvertures

  • Zenirō

Ouvert en janvier dernier boulevard Risso, à deux pas de la place Garibaldi, Zenirō s’est rapidement imposé comme l’une des ouvertures les plus remarquées de la saison à Nice. Le principe de la maison est d’appliquer la rigueur et la précision de la cuisine japonaise à des produits provençaux. Aux commandes, le chef Ricardo Pérez a forgé son expérience dans deux adresses phares de la scène japonaise internationale, le Nobu London Shoreditch, puis Tapasake au One&Only Portonovi. Sa carte évolue au fil des saisons et des arrivages locaux, avec une prédilection pour les poissons et fruits de mer de la région.

© Zeniro

La carte s’organise en plusieurs registres. Les snacks ouvrent le bal avec un petit burger de wagyu à la mayonnaise truffée ou un harumaki de king crab et saint-jacques sauce aji amarillo. En entrée, le carpaccio d’o-toro au caviar et roquette, vinaigrette yuzu, ou les gyozas wagyu et foie gras en sauce dashi sésame donnent le ton. Côté salades, les pousses d’épinard à l’huile d’olive truffée et yuzu illustrent bien l’identité de la maison, des produits méditerranéens tirés vers le Japon. Parmi les plats chauds, le black cod au miso et grenade s’impose comme la pièce maîtresse : une cuisson au charbon binchotan qui caramélise le glaçage miso tout en préservant le fondant du poisson.

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© Zenirō

On retrouve aussi un rouget grillé sauce sésame et salsa de riz, ou une entrecôte de wagyu de Kagoshima avec shiitaké, foie gras et teriyaki. Seule option végétarienne, l’aubergine miso ratatouille et hijiki mérite l’attention. En dessert, le soufflé au chocolat et sa glace au sésame s’impose déjà comme la signature de la maison.

Le midi, une formule Bento-Box en trois temps est proposée à partir de 23 euros, permettant de découvrir la maison dans un format plus accessible.

Le designer Samy Chams, à qui l’on doit aussi Jimmy’z Monaco et La Guérite, a signé un intérieur sombre et chaleureux, avec matériaux nobles et lumière tamisée. Au rez-de-chaussée, la cuisine ouverte autour du grill. À l’étage, la salle et un salon privé. Le rooftop ouvrira au printemps.

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  • Magma

Juliette Busetto et Samuel Victori n’en sont pas à leur coup d’essai. Après les Agitateurs, leur table gastronomique étoilée rue François Guisol, Pirouette et Sous les Pins à la Fondation Maeght, Magma est leur quatrième adresse et elle s’installe juste en face de leurs cuisines historiques.

Le concept se résume à une question que le duo s’est posé : que donnerait la cuisine des Agitateurs si elle regardait vers l’Asie ? Pas un restaurant asiatique classique, mais une collision entre la Méditerranée et l’Asie : « L’idée, c’était d’avoir les produits de la Méditerranée avec un assaisonnement asiatique », explique Juliette Busetto.

Sur la carte, on retrouve notamment le poulet croustillant façon karaage, mayonnaise fumée au sésame, les ravioles de porc et shiitaké dans un bouillon façon pho et la sardine grillée sauce livèche et algues nori. La carotte grillée au barbecue, sauce curry et piment, venue en voisine des Agitateurs à la demande des habitués, figure aussi à la carte. En dessert, la crème brûlée vanille-miso et le Hanoï-Hanoï, salade de mangue, glace passion-piment, mousse coco et meringue croustillante, concluent sur la même logique de fusion.

La cave suit le même fil conducteur. Les vins sont choisis sur des terroirs volcaniques (Hongrie, Vésuve, Etna, Grèce) et une sélection de sakés de France et du Japon vient compléter l’ensemble. Un menu dégustation en six services est proposé à 78 euros.

  • Noto

Noto débarque à Nice avec un concept déjà rodé à Paris. Derrière ce restaurant italien festif, le Moma Group et la décoratrice Laura Gonzalez, qui a imaginé un décor inspiré de la ville baroque sicilienne du même nom. En cuisine, le jeune chef Emilio Giagnoni a fait ses armes auprès de Simone Zanoni au George V avant de prendre les commandes de la maison niçoise.

© Moma Group

La carte rend hommage à l’Italie du sud avec générosité. En entrée, vitello tonnato, burrata des Pouilles à partager ou carpaccio de gambas rouges à la ricotta et citron caviar. Côté pâtes, les spaghetti al pomodoro côtoient des tagliolini à la truffe fraîche ou des linguine aux palourdes et coques. Parmi les plats, le thon mi-cuit sauce puttanesca piquante avec poudre d’olives, le rouget à la purée d’ail et sauce safran, ou la tagliata de Black Angus avec espuma de parmesan et jus à la truffe noire. Le soir, l’ambiance monte avec des musiciens live, dans la tradition festive de la maison parisienne.

© Moma Group

Du côté des brunchs

  • Anna Pastry Brunch

Rue Barla, une petite adresse a ouvert en juillet dernier sans faire de bruit, une vingtaine de couverts, pas d’enseigne tape-à-l’œil, pas de panneau sur le trottoir. Anna Pastry Brunch fonctionne au bouche-à-oreille, et ça lui suffit. Des habitués qui reviennent, des clients qui font le trajet depuis Cannes pour faire découvrir l’endroit à leurs proches. Derrière les fourneaux, Dhaker Bejaoui, un chef qui a fait ses armes à Cagnes-sur-Mer, à Cap d’Ail, puis au Monte-Carlo Bay, avant d’ouvrir Anna Pastry Brunch avec Anaïs, sa femme.

© Monaco Tribune

Le pari est celui d’un brunch cuisiné : « La plupart des brunchs, c’est de l’assemblage, il n’y a pas de cuisine », explique Dhaker Bejaoui. La carte, courte et renouvelée trois à quatre fois par an, s’appuie sur des produits achetés chaque matin chez les commerçants du quartier. Le plat signature, le poulet fermier mijoté à la cardamome, gingembre, fenouil et anis, effiloché sur une galette mssemen feuilletée, mêle influences tunisiennes, méditerranéennes et libanaises. Un risotto du moment complète l’ensemble, aux asperges en ce début de printemps.

La pâtisserie est l’autre atout du lieu, portée par Anaïs, sa compagne. La vitrine propose des créations maison dont le best-seller, le Chocolat Cacahuète, brownie sans gluten à la farine de manioc et insert praliné cacahuètes caramel beurre salé. Un dessert qui est commandé tous les jours.

© Anna Pastry Brunch

Une à deux fois par mois, le chef ouvre également sa table le soir sur réservation pour douze couverts avec sept services, un menu surprise autour de trois amuse-bouches, un poisson cuit, un poisson cru, une viande, un plat végétal, un plat autour de l’œuf et un dessert, avec accords cocktails sans alcool.

  • Le Nice Pam Hôtel

Depuis le 14 janvier, le Nice Pam Hôtel propose un brunch au Pamela’s Bar & Restaurant, son restaurant du rez-de-chaussée. L’hôtel 4 étoiles, situé rue Smolett, joue la carte californienne vintage, néons, couleurs pop, esprit surf. Une clientèle qui vient autant pour l’ambiance que pour l’assiette, et majoritairement extérieure à l’hôtel.

© Nice Pam Hôtel

Deux formules au choix : un brunch à la carte entre 3,50 et 13,50 euros la pièce, ou une formule à 30 euros avec buffet à volonté et deux assiettes salées et/ou sucrées. Côté sucré, pancakes, banana bread, brioche perdue et açaï bowl. Côté salé, avocado toast, salmon toast et œufs à la demande. Parmi les best-sellers, la gaufre de patate douce avec œuf et avocat, et en dessert le banoffee vanille-banane spéculoos. La carte évolue : «Cela fait deux mois que l’on a ouvert. On va revoir la carte, rajouter des nouveautés et enlever ce qui fonctionne moins », déclare la directrice adjointe. Le brunch est servi du mercredi au dimanche et la réservation est fortement conseillée le dimanche, de 10 heures à 15h30.

Au-delà du brunch, le Nice Pam se veut un lieu de vie à part entière. L’établissement est pet friendly, chiens, chats et même quelques oiseaux ont déjà pris leurs habitudes au Pamela’s. Le programme d’animation est dense avec desd soirées karaoké, des ateliers cocktails, des soirées drag queen et une offre de coworking avec wifi et boissons comprises pour ceux qui veulent s’installer dans la durée.

Ceux qui se refont une beauté

  • L’Uzine

Ouvert depuis 2013 rue François Guisol, L’Uzine est l’une des adresses historiques du port de Nice. En octobre dernier, son fondateur Gaëtan Loncle a décidé de tout repenser. Deux semaines de fermeture et six mois de réflexion plus tard, l’endroit est méconnaissable.

© Cedou

La rénovation a été confiée à DUNE Studio, Guillaume Dunan et Lionel Dupraz, déjà à l’œuvre sur l’African Queen à Beaulieu-sur-Mer. Banquettes habillées de tissus, fauteuils design, moquette aux motifs graphiques, mosaïque sur-mesure au bar. Pour la touche artistique, deux noms locaux ont été sollicités : le sculpteur niçois Nicolas Bianco et le street artist monégasque Mr OneTeas, dont les œuvres sont désormais intégrées au décor.

© Cedou

Treize ans après son ouverture, la cuisine de L’Uzine suit toujours la même logique avec des produits de saison, des inspirations méditerranéennes, une carte courte renouvelée plusieurs fois. Gaëtan Loncle et son chef Guillaume Vessière, aux commandes depuis six ans, privilégient les circuits courts : viandes issues des fermes locales, fruits et légumes sourcés, produits italiens sélectionnés chez des épiceries spécialisées. En entrée, les signatures de la maison reviennent régulièrement et les habitués les réclament : gambas tièdes à l’huile d’olive citronnée, cébette et basilic, salade d’artichauts, poivrons rôtis à l’huile d’olive et câpres, salade de lentilles au chorizo de Bigorre, ou encore beignets de fleurs de courgette sauce tomate.

Côté plats, on peut choisir le tartare de bœuf Charolais, rigatoni à la truffe d’été ou le dos de cabillaud. Le soir, la carte s’élargit autour de pièces à partager comme la sole meunière et le mi-cuit de thon finement taillé, à commander volontiers pour deux. En dessert, le tiramisu maison, la crème brûlée et l’île flottante revisitée au spéculoos et popcorn concluent le repas sur une note généreuse.