Bad Bunny, PLK : comment Monaco est devenu une source d’inspiration pour les musiciens du monde entier ?
De Bad Bunny au Super Bowl aux classiques de la variété française, Monaco a toujours fasciné les artistes du monde entier depuis des décennies.
Il y a moins d’un mois, devant quelque 125 millions de téléspectateurs au Levi’s Stadium de Santa Clara, le chanteur et rappeur portoricain Bad Bunny ouvrait son show de la mi-temps du Super Bowl avec une seule note : la mélodie de « Hier encore » de Charles Aznavour, samplée dans son tube « Monaco », sorti en 2023 et numéro un mondial à sa sortie. Un reportage de TVMonaco indique que les écoutes du titre ont bondi de plus de 200 % sur les plateformes dans les heures suivant le show, entraînant dans son sillage un regain d’intérêt de 37 % pour le classique d’Aznavour lui-même. Un pont inattendu entre la chanson française des années 60 et le trap latino contemporain, avec le nom de la Principauté comme fil conducteur.

Monaco, métaphore universelle de la réussite
C’est ce phénomène qu’a décrypté TVMonaco dans un récent reportage. Dans le hip-hop, Monaco est devenu bien plus qu’un nom de ville, c’est « une métaphore de l’ascension sociale », affirme le média. En 2018, le rappeur PLK décrochait un single de diamant avec « Monégasque ». En 2023, Central Cee tournait le clip de « Sprinter » sur le Rocher, accumulant 350 millions de vues et signant le titre de rap britannique resté le plus longtemps numéro un au Royaume-Uni. Plus récemment, le rappeur Guy2Bezbar sortait à son tour un clip intitulé « Monaco » en 2024.
Cette fascination ne date pas d’hier. Comme le rappelle la chaîne monégasque, en 1971, Monaco remportait l’Eurovision, seule et unique fois de son histoire. En 1978, « Monaco, 28° à l’ombre » de Jean-François Maurice devenait un classique de la variété, régulièrement repris, notamment par le collectif électro Bon Entendeur. Depuis, la Principauté continue d’alimenter l’imaginaire des artistes des deux côtés de l’Atlantique.











