Le navire Plastic Odyssey de retour à Monaco après trois ans et demi d’expédition mondiale
Récompensé hier aux YCM Explorer Awards, le navire-laboratoire Plastic Odyssey est actuellement à quai à Monaco jusqu’au 29 mars, avant de rallier Cannes puis Marseille pour clore officiellement son tour du monde.
Le navire-laboratoire Plastic Odyssey a fait escale à Monaco après trois ans et demi d’expédition à travers 45 pays. À l’occasion du Yachting Student Fair du 21 mars, le public a pu découvrir ce laboratoire flottant dédié à la lutte contre la pollution plastique. Le navire a également été récompensé lors des YCM Explorer Awards, organisés au Yacht Club de Monaco, le mercredi 25 mars, pour son engagement environnemental. Il reste à quai jusqu’au 29 mars.

Après une escale à Cannes du 29 mars au 1er avril, le navire rejoindra Marseille le 2 avril pour marquer officiellement la fin de son tour du monde. La tournée France 2026 se poursuivra ensuite jusqu’à l’été : Bordeaux du 25 avril au 7 mai, La Rochelle du 8 au 15 mai, Nantes du 16 au 28 mai, Les Sables d’Olonne du 29 mai au 7 juin, Lorient du 8 au 11 juin, Concarneau du 11 au 14 juin, Le Havre du 19 au 24 juin, et Saint-Malo du 25 juin au 7 juillet.

Pour Thibault Roudier, coordinateur du programme d’incubation OnBoard Laboratory, ce retour contraste fortement avec le départ de 2022 : « On avait plein d’idées en tête, mais on ne savait pas encore vraiment si ça allait marcher. Maintenant, on peut parler de ce qu’on a vu, des solutions qu’on a documentées et qui pourraient être répliquées pour avoir un impact pour endiguer la pollution plastique. »
Sur la quarantaine d’escales effectuées, une dizaine d’entrepreneurs locaux ont été accueillis à chaque fois pour plusieurs jours de formation pratique à bord : « plus de 300 personnes sont venues à bord pour se former. Ces entrepreneurs vont passer plusieurs jours avec nous. On leur partage les différents projets qu’on a déjà vus dans les escales précédentes », détaille-t-il. L’équipe a par ailleurs rencontré plus de 200 experts du recyclage à travers le monde, dont les retours ont alimenté des guides open source consultés plus de 2 000 fois.


Des micro-usines et une formation en ligne
L’expédition a donné naissance à une quinzaine de micro-usines conteneurisées, déployées en Afrique, dans l’océan Indien, aux Philippines et en Indonésie : « Le but, c’est d’en avoir quelques centaines d’ici 2030 », indique Thibault Roudier. « On accompagne les entrepreneurs pour trouver des financements et lancer ces usines. Et ensuite, on forme les équipes. C’est un peu l’héritage. On a encore beaucoup de choses à construire ». Une formation en ligne est également en préparation, disponible en français, en anglais et en wolof : « Elle explique de A à Z comment monter une entreprise de recyclage. C’est vraiment le résultat de trois ans de travail ». L’expédition a fait évoluer le message porté par l’équipe. « On est maintenant plus axé sur les solutions de réduction de l’utilisation du plastique. À bord, on a beaucoup progressé là-dessus et c’est ces solutions-là qu’on partage. »









