Pourquoi le conflit au Moyen-Orient va faire flamber le prix de l’essence à Monaco ?
Le conflit en Iran et le blocage du détroit d’Ormuz font flamber le cours du pétrole, avec des répercussions attendues dans les prochains jours en Principauté.
Les frappes américaines et israéliennes lancées contre l’Iran depuis samedi 1ᵉʳ mars bouleversent les marchés de l’énergie. À Monaco comme sur l’ensemble de la Côte d’Azur, les automobilistes doivent s’attendre à une hausse sensible des prix à la pompe dans les prochains jours.
Comme le rapportait TVMonaco dans un récent reportage, le blocage du détroit d’Ormuz, ce bras de mer de 55 km séparant le golfe Persique de la mer d’Oman, est au centre des préoccupations. L’Iran a décidé de fermer la circulation dans ce passage stratégique par lequel transite 20 % de la production mondiale de pétrole. « Chaque jour deux tankers géants qui transportent 2 millions de barils restent à quai », explique un expert interviewé par TVMonaco faisant référence aux risques sécuritaires et au coût prohibitif des assurances maritimes.
Le prix du baril en forte hausse
Le baril de Brent, référence en Europe, a bondi de 13 % lundi matin pour dépasser les 80 dollars, rapportait récemment Franceinfo. Une hausse de plusieurs dollars qui se traduit par plusieurs centimes de plus par litre à la pompe, un effet perceptible sous deux semaines environ. En France, selon les chiffres de Roole Data au 4 mars, le SP95 s’affichait déjà en moyenne à 1,817 € le litre et le gazole à 1,818 €, en hausse marquée par rapport à la semaine précédente.
La Principauté, dont la fiscalité sur les carburants est identique à celle de la France en vertu des accords franco-monégasques, subira mécaniquement les mêmes répercussions.

Les 22 pays producteurs de pétrole de l’OPEP+ ont décidé d’augmenter leurs quotas de production de plus de 200 000 barils par jour dès avril. « L’Europe de son côté annonce avoir un stock nécessaire qui écarte le risque de pénurie », indique le reportage de TVMonaco. Mais si le baril venait à franchir les 100 dollars, la hausse pourrait atteindre une vingtaine de centimes supplémentaires par litre, un scénario qui rappellerait la flambée des prix lors du début de la guerre en Ukraine en 2022.











