Récit

Ligue 1 : l’AS Monaco battue par Lille dans un choc important pour l’Europe

Sans solutions, Monaco s'incline face à Lille à domicile © AS Monaco
Sans solutions, Monaco s'incline face à Lille à domicile © AS Monaco

Pour son dernier rendez-vous de la saison à domicile, l’AS Monaco a cédé face au LOSC. Une défaite qui éteint quasiment toutes les chances monégasques d’arracher une place européenne de premier rang.

Ils auront essayé, sans trouver la lumière. Devant le Prince Albert II et le président Dmitri Rybolovlev, dans une ambiance des grands soirs portée par le coup d’envoi fictif d’une légende du Rocher, Yaya Touré, les Rouge et Blanc se sont inclinés 0-1 au Stade Louis-II face à un Lille intelligent et tranchant.

Yaya Touré avec son écharpe Rouge et Blanc © AS Monaco

Une première période brouillonne

D’entrée, les duels s’enchaînent mais les occasions se font rares. Il faut attendre la 15ᵉ minute pour voir Bouaddi partir en cavalier seul, vainement contré par un Lukáš Hrádecký autoritaire. Deux minutes plus tard, M. Turpin désigne le point de penalty pour Lille, avant que la VAR ne le rappelle à l’ordre. Côté monégasque, Maghnes Akliouche tente une volée trop écrasée (27ᵉ), puis revient à la charge sur une percée tranchante : sa frappe croisée frôle le poteau juste avant la pause (39ᵉ). Simon Adingra se mettait en bonne position, mais sa frappe soudaine fuyait elle aussi le cadre (44ᵉ).

Le coup d’assommoir

Au retour des vestiaires, Lille pousse en premier et les Monégasques s’enlisent face au verrou nordiste. Pocognoli effectue un triple changement à la 58ᵉ minute pour tenter de relancer la machine. Sans succès pour Faes, Coulibaly et Fati qui ne parviennent pas à débloquer la situation. Et puis tout bascule. À la 72ᵉ, sur une récupération haute des Dogues, Thomas Meunier file dans la surface, et Denis Zakaria, dans le timing, tente un tacle qui propulse le ballon dans ses propres filets. 0-1. Le scénario que tout le Louis-II redoutait. Les dernières minutes ne changent rien à l’affaire, pas même la tête de Mika Biereth qui s’envole au-dessus du but lillois à la 90ᵉ.

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Lucidité partagée dans les vestiaires

En conférence de presse comme en zone mixte, le constat est unanime. « Cela a été un match assez terne de notre part. Nous avons manqué d’intensité et d’énergie, c’est évident », a reconnu Sébastien Pocognoli, avant d’enterrer l’espoir européen : « Si on reprend le film de la saison de manière globale, je pense que nous n’avons pas été assez justes pour accrocher cette qualification. Ça confirme peut-être qu’on est en dessous et qu’il faut apprendre de cela. » Même tonalité chez Lukáš Hrádecký, dont c’était la première saison sur le Rocher : « Il faut être honnête, nous avons perdu contre une meilleure équipe aujourd’hui. Ils étaient au-dessus de nous, avec et sans le ballon. […] Nous avons de très bons joueurs, mais en tant qu’équipe, nous avons sous-performé. »

Thilo Kehrer, lui, a pointé une fatigue accumulée : « Nous avons eu beaucoup de blessés et il a fallu s’investir énormément pour revenir et gagner autant de matchs. C’est peut-être ça qui fait que, dans les dernières rencontres, il manque un peu de fraîcheur et de lucidité. »

Sixième ou septième : voilà désormais l’horizon réaliste pour une ASM qui visait plus haut. Reste un dernier rendez-vous à la Meinau dimanche prochain, là même où les Monégasques s’étaient inclinés en Coupe de France cette saison. L’occasion, au moins, de quitter le championnat sur une note positive avant d’entamer une analyse complète de la saison écoulée.

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