Une centaine de scientifiques étaient réunis à Monaco cette semaine pour évoquer l’impact du réchauffement climatique sur les récifs coralliens.

40% d’entre eux ont disparu ces trente dernières années. Si rien n’est fait pour les protéger, 60% de ceux qui restent pourraient avoir disparus d’ici 2050. Les récifs coralliens qui abritent la biodiversité des océans – plus d’un million d’espèces de plantes et d’animaux – sont en danger. Menacés de façon directe par la surpêche, la pêche destructrice, le développement côtier et la pollution. Sans compter l’élévation récente de la température des océans qui se traduit par un phénomène de blanchissement des coraux qui accélère leur mortalité.

Devant l’urgence de la situation, plus d’une centaine d’experts se sont réunis cette semaine au Yacht-Club de Monaco afin de trouver des solutions communes pour réduire l’impact du changement climatique sur les récifs coralliens. Cette première assemblée générale de l’Initiative internationale pour les récifs coralliens (ICRI) vient de s’achever.

Privilégier les actions conjointes

Les actions isolées ne sont pas suffisantes pour mener à bien ce combat. Comme l’a souligné le prince Albert II dans une allocution très écoutée : « La mobilisation internationale, l’action conjointe des acteurs économiques et des États, des organisations internationales gouvernementales et non gouvernementales, des scientifiques et des organisations locales, peut aboutir à des résultats précieux. Plus que jamais nous devons rester mobilisés et déterminés. »

Ainsi, si les solutions dites « globales », comme les efforts que font les États pour réduire les émissions de CO2, sont nécessaires, les actions locales, notamment les aires marines protégées, sont toutes aussi essentielles. Il s’agit, non pas de retrouver les récifs coralliens tels qu’ils étaient il y a 20 ans, mais d’abord de stabiliser la population actuelle. On assiste en effet « à une raréfaction des poissons récifaux qui entraîne un appauvrissement inquiétant de la biodiversité océanique », explique Denis Allemand, directeur scientifique du Centre scientifique de Monaco.