La niçoise Julia Sedefdjian et son restaurant Baieta, se sont vus décernés leur première étoile au Guide Michelin lundi soir, moins de deux ans après l’ouverture.

La performance est à saluer. Trois ans après sa première étoile au sein des Fables de la Fontaine, faisant d’elle la plus jeune cheffe étoilée de France en 2016, Julia Sedefdjian continue son parcours sans fautes, et réitère l’exploit. Cette fois-ci avec son restaurant Baieta, un nom inspiré de racines niçoises (Baieta signifiant « bisou » en niçois).

Formée à l’école hôtelière et de tourisme Paul Augier, la jeune cheffe surdouée obtient une nouvelle fois, à 23 ans, un premier macaron pour la table germanopratine Baieta, nichée dans le 5e arrondissement, à deux pas de Notre-Dame.Une récompense qui vient confirmer un talent certain, et une carrière sans précédent, dans un monde culinaire très masculin.

Elle débutera son parcours à Nice, double CAP de cuisine et pâtisserie en poche, aux côtés de David Faure à l’Aphrodite durant ses très jeunes années, pendant lesquelles elle gagnera la médaille d’or régionale et départementale de meilleure apprentie de France. En 2012, à peine agée de 18 ans, elle intègre Les Fables de la Fontaine en tant que commis, dans le très chic 7e arrondissement. C’est là qu’elle commencera son ascension, devenant successivement second, puis chef. Elle sera la plus jeune étoilée de France peu de temps après, à tout juste 21 ans.

Une étoile pour Baieta ou la réussite d’une équipe de choc

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Crédits photo : Baieta Paris

Puis, viendra l’heure de voler de ses propres ailes. Accompagnée de Sébastien Jean-Joseph (second de cuisine) et Grégory Anelka (directeur de salle), ses deux compères rencontrés aux Fables de la Fontaine, elle ouvre Baieta, un restaurant gastronomique certes, mais « sans chichi ». A la carte, de nombreux clin d’oeil à sa Côte d’Azur natale, avec un plat signature emblématique : la « Bouillabaieta », une revisite de la bouillabaisse où, lotte, rascasse, saint-pierre, et encornets, s’invitent dans une soupe de poisson, égayée de fenouil et de pommes de terre safranées. Pissaladière, aïoli, et panisse sont également au menu, autant de recettes aux parfums de sud, réinventées par la très créative Cheffe.

Le succès est au rendez-vous, et Baieta ne désemplit pas. Un talent et une réussite à présent couronnés, car, deux ans se seront a peine écoulés depuis leur arrivée sur la scène parisienne, que l’établissement fait déjà partie aujourd’hui des 68 petits nouveaux étoilés de la promotion Michelin 2019. Le tout, quelques mois après l’ouverture du nouvel établissement du trio formé par la jeune prodige et ses coéquipiers : le « Bô », signifiant bisou, en créole cette fois ci, une ode aux saveurs caribéennes, en provenance directe de la Martinique natale de ses deux complices, Sébastien Jean-Joseph et Grégory Anelka.

Aucun doute possible, voilà bien une success story, digne des meilleurs scénarios.