Monte-Carlo en haute couture par Karl Lagerfeld

Monte-Carlo en haute couture par Karl Lagerfeld

L’emblématique directeur artistique de Chanel, Karl Lagerfeld, nous a quittés ce mardi 19 février. Il avait voué toute sa vie à la mode, mais aussi à la photographie, tout en créant sa propre légende. Mais entre deux projets, c’était notamment à Monte-Carlo qu’il venait se ressourcer…

Lorsqu’il vit son premier défilé de mode, l’adolescent Karl Lagerfeld s’imaginait-il qu’il allait révolutionner le monde de la haute-couture ? Ce fut pour lui une épiphanie qu’il s’est empressé de concrétiser, dès son arrivée à Paris. Très rapidement, son talent inné le fait remarquer par Pierre Balmain qui l’engage comme assistant, avant que Lagerfeld ne décide de voler de ses propres ailes et de devenir styliste indépendant. Bien lui en a pris. La marque Chloé jette son dévolu sur lui pendant une vingtaine d’années et la maison Chanel, alors dans une fâcheuse posture financière, lui propose de devenir son directeur artistique. Dès lors, le créateur et Chanel ne se quitteront plus et le succès impulsé par l’homme au catogan et aux lunettes noires, ne se démentira pas.

De La Vigie au Bal de la Rose

En plus de la mode, Lagerfeld a une passion pour l’art en général et la photographie en particulier, à laquelle il s’adonne le plus sérieusement du monde. Parmi ses sujets de prédilection : le luxe et l’architecture. Deux thèmes qui lui font naturellement aller vers Monte-Carlo. Ce sera un coup de foudre. Il s’installe dans l’une des plus belles villas de Monaco, La Vigie, où il restera dix années. Sa vision artistique de la mode va lui valoir en 2013 une proposition de la Princesse Caroline de Monaco : mettre en scène le Bal de la Rose, à l’occasion des 150 ans de la Société des Bains de Mer. Dans un décor « Belle et pop », Lagerfeld fait mouche et ravit les invités. L’organisation de l’événement lui a été depuis confiée chaque année, avec une scénographie recherchée et esthétique, façon art déco ou romantisme viennois. Karl Lagerfeld faisait de l’éphémère une empreinte indélébile. Et il marquera Monte-Carlo pendant encore de longues années…