Un nouvel espace de cinq bassins vient d’être ouvert au public au Musée océanographique. Sa raison d’être ? Soigner les tortues marines dans une clinique aquatique où chercheurs et visiteurs peuvent interagir.

Les tortues marines – plusieurs centaines d’espèces en Méditerranée – sont mises à l’honneur au Musée océanographique. Un nouvel espace de 550 m2 leur est entièrement dédié. Cet aménagement à ciel ouvert, accessible depuis l’aquarium, vient d’être ouvert aux visiteurs. Il se compose de cinq bassins qui recueillent des animaux présentant des signes de détresse. Car le centre monégasque de soins des espèces marines (CMSEM) – son nom – est en fait une clinique. Mais une clinique qui répond aux objectifs pédagogiques du Musée océanographique : établir un dialogue entre chercheurs et grand public autour d’un engagement partagé en faveur de la biodiversité.

La pédagogie en avant

Ainsi, chacun peut désormais suivre les aventures des tortues marines, de la ponte des œufs aux actions menées pour préserver l’espèce. Et observer les interventions des soigneurs du Musée océanographique qui collaborent avec des vétérinaires spécialisés des réseaux français et européens des centres de soins. Les animaux souffrent le plus souvent de troubles de la digestion liés à l’ingestion de bouts de plastique. Ils peuvent aussi avoir été pris dans des filets de pêche ou avoir heurté un bateau.

Une fois soignées, les tortues sont relâchées. Mais pour s’assurer de leur capacité à retourner en mer, elles passent avant par un bassin de réhabilitation. Parmi elles, certains sont équipées d’un « sac à dos high-tech », un dispositif permettant de recueillir des données sur leurs déplacements. Le public pourra même suivre en ligne l’itinéraire de ces tortues qui, guéries, recouvrent leur liberté. L’occasion de contribuer aux programmes d’études relatifs à la biologie de ces espèces, à leur comportement et à leur environnement. Pédagogie toujours !