La Principauté de Monaco renferme en son sein une Commune unique. La Mairie dispose de compétences et d’institutions propres. Un homme veille sur ces dernières, depuis 2003.

 

Cinq mandats

Georges Marsan est connu pour être un homme affable et accueillant. Des qualités essentielles pour exercer la fonction de Maire, des atouts pour affiner toujours plus le devoir de représentation qui est le sien. A la tête de la Maire de Monaco depuis 2003, Georges Marsan a été réélu pour un cinquième mandat en mars 2019, preuve de son imprégnation au cœur du peuple monégasque.

Né en 1957, membre du Conseil communal depuis 1991, il est alors remarqué par la grande figure monégasque et ancienne maire Anne-Marie Campora (décédée en 2015) qui lui propose d’intégrer sa liste puis de prendre la tête de la Mairie.

Pharmacien de profession, diplômé de la Faculté de Pharmacie de Montpellier en 1979 et aujourd’hui Président de la section officine de l’Ordre des Pharmaciens de Monaco, Georges Marsan voit dans sa mission communale un prolongement de son goût de la proximité.

Dans sa pharmacie, comme sur le marché de la Condamine, situé sur la place d’Armes, il questionne, écoute, recueille les critiques et avis des hommes et des femmes qu’il rencontre.

 

Un élu actif

Georges Marsan porte la réputation d’un élu actif. Il faut dire que les attributions du Maire de Monaco sont vastes. Elles englobent l’action sociale, le cadre de vie, la culture et l’animation. Depuis la réforme constitutionnelle de 2002, et la Loi n°1.316 du 29 juin 2006, la Mairie dispose d’une dotation budgétaire de l’État, lui conférant ainsi une plus grande autonomie dans ce domaine.

A la tête de la commune, le Maire définit les grandes lignes de la politique de la ville. En tant qu’agent de l’Administration, sous la surveillance du Ministre d’État, il est chargé de veiller à l’exécution des lois et règlements, notamment en ce qui concerne l’hygiène urbaine et la circulation, il assure également, sous la surveillance du Procureur général, les fonctions d’officier d’état civil.

À ce titre, il dresse les actes de naissance, de mariage, de décès. La gestion du recensement, l’établissement des listes électorales, la délivrance des cartes d’identité et des documents administratifs relatifs à la nationalité monégasque se font sous son contrôle.

Officier de police judiciaire, le Maire a également le pouvoir de collaborer à la recherche des crimes, délits et contraventions, en dresser le procès-verbal, recevoir les plaintes et les dénonciations.

 

1 État + 1 commune = 1 ville-État

Georges Marsan est à la tête de la plus ancienne institution monégasque. Cette dernière se structure à partir du XIIIe siècle, au moment où les habitants de Monaco s’organisent dans la défense de leurs intérêts propres.

Le visage moderne de la Commune n’apparait qu’avec Suffren Reymond et une loi promulguée en 1920 qui définit durablement l’organisation et le fonctionnement de la commune.

Héritier d’une histoire séculaire, Georges Marsan dirige l’unique commune de la Principauté. D’ailleurs, à Monaco, on a l’habitude d’établir une addition : 1 État + 1 commune = 1 ville-État. La Principauté ne forme qu’une seule commune dont les limites géographiques se confondent avec celles de l’État.

 

Par Anne-Cécile Huprelle