Ce mardi, l’économiste en chef de Coface, Julien Marcilly, s’est exprimé pour la 7ème année consécutive lors d’une conférence auprès des membre du Monaco Economic Board (MEB). En pleine période d’incertitudes sur la situation de l’économie mondiale, l’expert a livré son analyse sur l’impact de l’épidémie du covid-19, mais pas seulement.

 

Alors qu’on dénombre plus de 93 000 cas et 3202 décès dans le monde, le covid-19 inquiète aussi les entreprises qui se demandent quel sera l’impact réel de cette crise sanitaire sur l’économie. Devant plus d’une centaine d’entrepreneurs de la Principauté, Julien Marcilly a parcouru les multiples défis auxquels se confrontent les échanges économiques mondiaux.

« Il y a deux mois, on ne pensait pas à une crise sanitaire qui est le principal risque aujourd’hui », a-t-il déclaré concernant l’épidémie en cours. Selon lui, un choc de l’offre dû à l’arrêt de la production chinoise, suivi d’un choc de la demande provoquée par l’extension du virus provoquent des bouleversements à ne pas négliger.

En conséquence, Coface a revu ses prévisions de la croissance mondiale à la baisse d’un demi-point, en imaginant que le pic du covid-19 se situe au deuxième trimestre.

 

Les autres facteurs

Parmi les autres sujets abordés par Julien Marcilly, on peut citer la montée des protectionnismes, notamment celui lié à la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis. Il évoque une tendance de fond qui ne concerne pas seulement ces deux acteurs, leurs mesures ne représentant qu’un quart du total à l’échelle mondiale.

L’économiste a également pointé le cycle atypique d’un chômage bas sans remontée des taux. Cette conjoncture est plutôt favorable à l’immobilier et à la construction, a priori sans risque de crise comme celle survenue en 2008.