Alors que la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 a contraint la Jeune Chambre Économique de Monaco à suspendre l’ensemble de ses évènements pendant de longues semaines, sa présidente, Marion Soler, nous a livré les contours de la restructuration de la JCEM, tout en faisant un état des lieux de la situation actuelle.

« Nous devons prendre le temps de repenser la Jeune Chambre Économique de Monaco, dans un monde en perpétuel évolution, en aidant les entrepreneurs à développer leur activité, tout en augmentant l’attractivité et la dimension locale de Monaco à notre niveau. » Marion Soler ne s’en cache pas. Après des mois difficiles, marqués par une crise économique sans précédent, la JCEM doit se réinventer, pour aider au mieux ses membres et l’entreprenariat monégasque.

Deux phases de la gestion de la crise

« Nous avons connu deux phases dans la gestion de la crise. La première, où l’on a pris conscience de la situation, et où nous nous sommes dits qu’il allait falloir se montrer innovant et porteur de changement, notamment en virtualisant nos évènements habituellement organisés en présentiel. Nous avons donc réalisé nos petits déjeuners et nos business time en live, ce qui nous a permis d’échanger avec des entrepreneurs de la place, qui ont pu partager leur expérience et leur vision de la crise, explique la présidente de la JCEM. Maintenant, nous entrons dans une deuxième phase, où l’on se rend compte que les mesures sanitaires de précaution sont toujours en place, que les rassemblements publics sont limités, ce qui nous a fait prendre la décision d’arrêter l’ensemble de nos évènements, à l’exception du concours de création d’entreprise et des formations, pour l’instant maintenus en ligne. »

Marion Soler, présidente de la JCEM depuis janvier 2020

De nombreuses innovations malgré la crise

Autour d’un groupe d’entraide en interne composé d’entrepreneurs et de leaders membres de l’association, des échanges et des réflexions sont menés afin de mettre en place des aides envers des commerçants ou des Start-up, avec l’ambition de faire remonter ces thèmes aux institutions où siègent des représentants de la Jeunes Chambre Économique de Monaco. Une entraide entre les membres de la JCEM, qui a aussi été accompagnée pendant la crise de nombreuses innovations, notamment celles menées par Erwann Grimaud (MC CLIC) ou Antoine Bahri (application Carlo). « Nous sommes très fiers de ces initiatives, presque directement liées à la Jeune Chambre, se félicite Marion Soler. Antoine Bahri est un ancien vainqueur du concours, qui a fait beaucoup d’actions avec des bons cadeaux pour les commerçants pendant la crise. C’est une initiative soutenue à la base par la Jeune Chambre, tout comme celle d’Alexis Lanari, fondateur de Thoody et qui vient de lancer une application de dématérialisation de livraison pour les restaurants (Pica & Piya). »

Une association tournée vers l’innovation

Des concepts novateurs, qui s’inscrivent dans la volonté de la Jeune Chambre Économique de Monaco de faire rayonner la Principauté à l’internationale. « Nous sommes le secteur incontournable des leaders et des entrepreneurs de la Principauté, avec la mission de développer l’attractivité économique du territoire, par notre dimension internationale. À l’étranger, nous représentons la Principauté à travers son industrie forte de luxe, du yachting et de l’immobilier, mais aussi des valeurs économiques et de développement qui vont plus loin que l’image véhiculée souvent par Monaco, avec des centaines de PME et beaucoup d’entreprises avec une activité économique forte. » Le tout avec une ligne de conduite tournée vers le numérique, où de nombreuses initiatives ont vu le jour. De quoi faire de la JCEM un véritable vecteur d’innovation à Monaco.


Photos : P.Fitte