La Jeune Chambre Economique de Monaco (JCEM) s’engage auprès des jeunes entrepreneurs, cadres et salariés avec un programme de mentorat inédit.

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Fabien Marie – © JCEM

C’était l’un des objectifs de la Jeune Chambre pour 2022. Mettre en place un dispositif gratuit où de jeunes entrepreneurs, cadres ou salariés implantés en Principauté pourront bénéficier du savoir et de l’expérience de leurs pairs confirmés.

Directement reliée au pôle « développement d’entreprise » de la JCEM, la commission mentorat est enfin lancée, après un an de préparation. Dans l’idéal, 15 mentorés et 15 mentors seront mis en relation, pour constituer une trentaine de binômes.

À quoi sert le mentorat ?

« C’est une initiative solidaire et bénévole d’apprentissage et de partage de connaissances et des compétences, explique Fabien Marie, chef de projet 2022 de la commission. On a d’un côté le mentoré, à la recherche d’accompagnement et de soutien dans ses démarches professionnelles et personnelles, et de l’autre le mentor : une personne plus expérimentée, qui souhaite mettre à disposition son expérience et son expertise pour aider un mentoré impliqué dans le schéma économique monégasque. »

Pour être mentoré, les candidats doivent être cadres ou salariés à Monaco, ou jeunes entrepreneurs dont la société est domiciliée en Principauté : « Notre objectif est d’accompagner les nouvelles générations à affronter les challenges d’aujourd’hui et de demain par le partage de compétences, mais aussi de réseau. Le réseau ouvre des portes non négligeables et à Monaco, on sait à quel point c’est important ! »

Comment le programme se met-il en place ?

Deux sessions de six mois seront organisées chaque année ; la première débutera dans le courant du mois de mars. Les mentorés seront mis en relation avec les mentors par la Jeune Chambre.

Mais une fois constitués, pas question de laisser les binômes se débrouiller seuls ! La JCEM tient à assurer un suivi, afin que les expériences soient enrichissantes pour les participants. « On restera en contact avec le mentoré, pour voir si tout se passe bien. On va s’assurer qu’il y ait bien des échanges entre les binômes. On préconise 15-20 minutes d’appel téléphonique par semaine et une rencontre physique par mois. Dans l’idéal, une fois que la Jeune Chambre sort du contexte, la relation est censée être pérenne et continuer à se développer », précise Fabien Marie.

Et pour assurer ce suivi et cette pérennité, la Jeune Chambre veillera tout d’abord à créer le bon binôme, en fonction des intérêts et des attentes des mentorés. Voilà pourquoi chaque candidature est étudiée avec attention, pour que les profils soient compatibles. Et pour favoriser le premier contact, la Jeune Chambre organisera un événement privé et fournira des conseils pour que la relation se passe au mieux sur le long terme.

Une charte sera également mise en place, pour encadrer le programme et rappeler les points essentiels à respecter. « Il faut que les mentors qui se sont engagés soient prêts à prendre du temps pour cette relation. Les mentorés, ne doivent pas non plus harceler les mentors et se rappeler qu’ils ont un agenda assez chargé. Il faut rester dans cette démarche bénévole et bienveillante du mentorat, et ne pas tomber dans le consulting ou le coaching pur. »

Pour l’instant, une dizaine de binômes ont été constitués, mais il toujours est possible de s’inscrire comme mentor ou mentoré sur le site internet de la JCEM.

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