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Récit

Un passant blessé à cause d’un chantier : La société devant la justice monégasque

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© Your Monaco

Un accident qui a occasionné pour la victime 90 jours d’ITT.

« J’ai été licencié après trois mois d’arrêt de travail, le jour où je m’apprêtais à reprendre mes fonctions », témoigne la victime à la barre du tribunal correctionnel de Monaco. De l’accident, il reste à cet homme assez imposant, des séquelles aujourd’hui. « Même si mon état s’est amélioré, je ne vis plus comme avant. Je ne peux plus faire de longs voyages, par exemple », ajoute-t-il avant de demander à titre de dommages-intérêts, 80 000 euros à la partie adverse.

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Le 19 octobre 2018, en pleine pause méridienne, il chute à l’angle du trottoir à proximité d’un chantier dans le quartier du Larvotto. Sur place, la police constate un liquide gras qui aurait pu entrainer l’accident, et qui provenait d’une foreuse, selon le conducteur de travaux interrogé par les agents. Ce dernier précise également que la machine est endommagée, ce qui expliquerait cette émanation.

À cause du nettoyage ?

Mais cette version va évoluer au fil de l’enquête, l’homme affirmant par la suite que ce liquide était en fait lié au nettoyage du chantier. Quoi qu’il en soit, il n’y avait aucun panneau de signalisation indiquant que le sol était glissant, et c’est bien ce qui est reproché à la société.

À la barre, le directeur juridique assure : « nous ne nettoyons pas les machines sur site, c’est la consigne générale. Le salarié qui a quitté l’entreprise cette année, était là depuis quatre ou cinq ans, il le savait. Notez aussi que la société n’a jamais été condamnée jusqu’alors », précise-t-il pour sa défense. « La barrière du côté de la voie publique doit être hermétique, c’est la loi », rappelle le Procureur. Personne ne prend ses responsabilités dans cette société, qui est le chef de chantier ? » interroge le ministère public. Sans obtenir de réponse claire, il requiert 20 000 euros d’amende.

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« C’est une faute d’imprudence, plaide l’un des avocats de la société. L’employé était de bonne foi et a pris une initiative, en aucun cas cela était une directive. » La défense a sollicité la relaxe et a été entendue par le tribunal.

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