Récit

Ligue 1 : défaite cruelle pour l’AS Monaco malgré un match de grande qualité à Marseille

© AS Monaco

L’AS Monaco est reparti bredouille du Vélodrome après une courte défaite 1-0 contre l’Olympique de Marseille dans un match disputé et spectaculaire, sous les yeux du Président Dmitri Rybolovlev. Le tournant est arrivé en fin de match, lorsque Mason Greenwood a marqué pour les locaux. Un coup dur pour l’ASM qui venait de voir un but de Folarin Balogun être refusé pour hors-jeu quelques instants plus tôt.

Le match

L’entraîneur Sébastien Pocognoli a aligné une équipe offensive pour cette rencontre, menée par Balogun et soutenue par Takumi Minamino, Maghnes Akliouche et Aleksandr Golovin.

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Après un coup d’envoi retardé de près de quinze minutes, Marseille a démarré sur les chapeaux de roue, se créant une série d’occasions précoces. Monaco a répliqué avec de belles opportunités de Golovin, Akliouche, Minamino et Lamine Camara, qui a tenté une retournée acrobatique spectaculaire, mais sans parvenir à concrétiser.

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Après avoir été largement dominé pendant les 25 premières minutes par une formation marseillaise agressive, Monaco a progressivement trouvé ses marques. Avec ses talents offensifs et son pressing affirmé, l’ASM a su répondre en se créant plusieurs belles opportunités, mettant l’OM sous pression à l’approche de la mi-temps. Minamino a mis à contribution Gerónimo Rulli d’une frappe puissante à la 42e minute avant que Balogun et Golovin ne voient leurs tentatives arrêtées par l’Argentin, qui était parti pour réaliser un récital dans ses buts.

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Bien qu’initialement bousculé, Monaco a terminé la première période en dominant, mais les deux équipes ne sont pas parvenues à faire la différence.

Peu après le retour des vestiaires, Camara a cru trouver la faille avec une belle frappe pour donner l’avantage à l’ASM, mais le drapeau s’est levé pour signaler un hors-jeu.

Akliouche a ensuite démontré sa puissance et sa technique avec une percée au milieu de terrain, mais l’action n’a rien donné. Dans une rencontre ouverte équilibrée, les deux équipes ont continué d’échanger des occasions.

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Jusqu’à la 70e minute, l’OM a maintenu la pression, ce qui a entraîné les premiers changements, avec Golovin, qui après une prestation encourageante cède sa place à Jordan Teze. Peu après, à la 74e minute, Minamino a gâché un face-à-face bien amené.

La tension est encore montée d’un cran dans les derniers instants. À la 80e minute, Balogun semblait avoir donné l’avantage à Monaco, mais son bras a été jugé en position de hors-jeu, coupant court aux célébrations. Seulement une minute plus tard, Greenwood a marqué de l’autre côté du terrain en trompant Lukáš Hrádecký pour assommer les Monégasques.

Monaco a tout tenté jusqu’au bout, mais le manque de réalisme offensif et la solidité de Rulli ont scellé une défaite frustrante.

Le débrief de Pocognoli

« Ce qui prime, c’est la déception. J’ai aussi ressenti cela après le match à Rennes et celui face au Paris FC, où on devait surtout se regarder nous-mêmes et faire une grosse autocritique. Mais aujourd’hui, je suis déçu parce que je pense que mes joueurs et le Club en général méritaient beaucoup mieux ! En tout cas, en termes d’attitude et de manière d’aborder le match, je suis très fier de mes joueurs ! J’ai dit à mes joueurs avant le match qu’on devait essayer de contrôler tout ce qu’on peut contrôler sur le terrain. Notre approche, notre plan de jeu, on l’a très bien fait à part réussir à concrétiser nos occasions. Ce dont vous parlez (l’arbitrage), je n’ai pas de contrôle là-dessus. Donc à part perdre de l’énergie et critiquer des collègues, parce que les arbitres restent des collègues, ça ne va servir à rien ! Aujourd’hui ce n’est pas tombé de notre côté, c’est comme ça », a constaté le Belge.

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Statistiques clés

Les statistiques confirment la domination monégasque : un avantage aux expected goals (2,12 contre 1,86), plus de grosses occasions (3 contre 2), de touches dans la surface adverse (42 contre 26) et de duels remportés (46 contre 36). Les deux équipes se sont en revanche neutralisées au niveau des tirs (18) et des frappes dans la surface (12), une défaite difficile à digérer.

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Cap sur Auxerre

Bien que cette courte défaite soit dure à encaisser compte tenu de la performance de l’équipe de Pocognoli, les regards se tournent maintenant vers le prochain match de Coupe de France contre l’AJ Auxerre, l’occasion de rebondir avant la fin de l’année.