Charlotte Casiraghi se livre sur son travail auprès d’adolescentes, la perte de son père et son rapport à l’image publique
Dans une interview accordée au magazine ELLE, la fille de la Princesse Caroline évoque son nouveau livre et se confie sur son engagement en pédopsychiatrie à Nice.
Charlotte Casiraghi explique avoir choisi d’écrire sur la fêlure après avoir découvert l’analyse du philosophe Gilles Deleuze sur « La Fêlure » de Fitzgerald : « La fêlure ne veut pas dire la fracture ou la désolation. Elle peut être discrète, elle n’empêche pas de vivre ou d’avancer »
Entre exposition et retrait
Elle évoque son rapport complexe à l’image publique : « J’oscille entre deux pôles, l’envie de crier qui je suis et celle de ne surtout pas m’exposer ». Elle regrette que la vie sentimentale des femmes suscite tant d’intérêt, y voyant « une certaine misogynie ». Élevée entre Saint-Rémy-de-Provence et la Seine-et-Marne, scolarisée dans des écoles publiques, elle revendique une éducation tournée vers la liberté et la confrontation à différentes réalités sociales.
Trois ans d’engagement en pédopsychiatrie
Depuis trois ans, Charlotte Casiraghi anime des groupes thérapeutiques à la Fondation Lenval à Nice, auprès de jeunes filles atteintes de troubles du comportement alimentaire : « J’avais un peu peur au début, certaines d’entre elles semblaient comme gelées à l’intérieur ». À travers la vie de Colette ou Simone de Beauvoir, elle parvient à susciter des discussions sur l’amour et le désir avec ces adolescentes pour qui les questions du corps et de la féminité sont particulièrement difficiles.
La perte de son père
L’entretien aborde également la mort de son père Stefano Casiraghi, décédé dans un accident de bateau alors qu’elle n’avait que 4 ans : « Tous ceux qui ont perdu un parent, jeunes, sont touchés par ce sentiment, c’est quelque chose qui marque l’existence à jamais », explique-t-elle. Cette expérience nourrit sa réflexion sur George Sand, qui perdit également son père à 4 ans, et sur la manière dont la douleur peut devenir source de création.
L’entretien s’achève notamment sur l’évocation d’Anne Dufourmantelle, philosophe et psychanalyste décédée en 2017, dont l’amitié l’a profondément marquée et dont elle continue d’incorporer l’esprit.









