L’Union des syndicats de Monaco (USM) a organisé une manifestation jeudi 7 février. Objectif : dénoncer la précarité des conditions de travail à Monaco.

Ils étaient au moins 600 manifestants à répondre à l’appel lancé jeudi dernier par l’Union des syndicats de Monaco (USM). Personnels de la Fonction publique, de la restauration, des banques, de l’hôpital ou des télécoms se sont retrouvés sur la place Sainte-Dévote ou différents responsables syndicaux ont pris la parole. Tous dénoncent une précarisation du travail dans un pays qui prospère.

« La lutte ne fait que commencer »

« Le gouvernement dit sans arrêt que tous les voyants sont au vert et que le pays ne connaît pas la crise. Avec 6 milliards de PIB sur 2 km2, on veut bien le croire. Par contre, chez nous les travailleurs, ce n’est pas la même chose« , a ainsi lancé Olivier Cardot, secrétaire général adjoint de l’USM.

Et, à entendre les syndicalistes, certains retraités ne sont pas mieux traités. Pour Alex Falce, patron de l’Union des retraités de Monaco, « on se bat pour conserver la couverture sociale des caisses monégasques, pour nous et les futurs retraités. Nos cotisations, c’est dans les caisses monégasques qu’elles ont été versées. Et on se bat aussi sur le pouvoir d’achat. Il y a beaucoup de points sur lesquels on rejoint les salariés ».

« Nous ne sommes pas de vulgaires pendulaires, nous ne sommes pas de vulgaires nantis. Nous sommes la force de travail de Monaco. Personne n’a le droit de nous dire d’aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs. Par contre, si l’herbe est si verte à Monaco, c’est grâce à nous !« , a renchérit Christophe Glasser, le secrétaire général de l’USM pour qui la lutte ne fait que commencer. La manifestation du 7 février n’est que la première d’une longue série a-t-il prévenu. D’autres journées de mobilisation sont d’ores et déjà prévues.