Chaque année, représentants monégasques et français se rencontrent afin d’évoquer les dossiers en cours entre les deux pays. Dans le cadre de ces Commissions mixtes de coopération franco-monégasque, le gouvernement princier s’est donc rendu au Quai d’Orsay lundi 1er avril.

Circulation, logement, frais d’inscription des étudiants monégasques dans les universités françaises, mise en place du système Parafe (Passage automatisé rapide aux frontières extérieures) pour les passeports biométriques monégasques… Tous ces sujets ont été abordés lundi 1er avril lors la Commission mixte de coopération franco-monégasque. Une rencontre annuelle entre représentants des deux Etats qui se tient en alternance sur le Rocher et à Paris.

Des relations étroites

Pour cette 11e session, c’est le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères qui a accueilli une importante délégation monégasque emmenée par le ministre d’Etat Serge Telle. Au grand complet, le gouvernement princier a ainsi échangé pendant plus de deux heures avec Maurice Gourdault-Montagne, le secrétaire général du Quai d’Orsay, numéro deux de l’Institution. Des hauts fonctionnaires et des ambassadeurs ont également apporté leur contribution aux grands dossiers qui intéressent les deux pays.

Les relations politiques entre la France et Monaco sont en effet historiquement étroites. Et ces dernières années elles ne cessent de se renforcer. La signature d’un traité d’amitié en 2002 mais aussi la signature d’une convention de coopération administrative en 2005 et l’élévation du Consulat à Monaco au rang d’Ambassade depuis le 1er janvier 2006 ont considérablement consolidé la souveraineté monégasque dans cette relation bilatérale. Pour la France, les enjeux sont économiques en raison du bassin d’emplois important que représente la principauté (55 000 personnes). Ils sont également de nature diplomatique, l’influence de la principauté dépassant de loin sa taille.

La négociation d’un accord d’association de Monaco avec l’Europe et les engagements du prince Albert II en faveur de la biodiversité ont ainsi été au centre des conversations. Une manière de synthétiser le travail déjà effectué et de fixer des orientations et des objectifs.