Une cessation progressive d’activité. Le couperet est tombé sur la soixante de salariés de Foreplast, l’usine de Fontvieille spécialisée dans l’injection de pièces plastique pour l’industrie automobile.

C’est une des dernières usines du Rocher qui va disparaître. La soixante de salariés de Foreplast, en grève pendant une semaine, se sont en effet vus proposer une cessation progressive d’activité. Un coup dur pour ces hommes et ces femmes qui, pour certains d’entre eux, affichent plus de vingt ans d’activité dans l’industrie, un secteur en difficulté à Monaco. Et un coup dur pour l’économie locale qui voit disparaître l’un de ses fleurons. De fait, Foreplast est issue de Macaplast, une entreprise spécialisée dans les pièces moteurs créée en 1955 par le Monégasque Charles Manni. Fin 2016, Mecaplast rachète l’équipementier automobile américain Key Plastics et change de nom dans la foulée pour devenir Novares.

Jugée trop peu rentable par Novares

Jugée peu rentable par le siège du groupe situé à Clamart, en région parisienne, décision a donc été prise de cesser l’activité productive du site de Fontvieille dont l’objectif était de diversifier l’activité de la holding.

L’usine a ainsi produit un sèche-cheveux mais, faute d’investissements, est vite revenue à son cœur de métier : l’injection de pièces plastiques pour l’industrie automobile. « On ne nous a jamais donné les moyens de réaliser cette diversification. On n’a jamais eu le soutien nécessaire », explique aujourd’hui Jean-François Vestri, délégué syndical. Regrettable quand on sait que le groupe Novares a réalisé un chiffre d’affaires de 1,2 milliards d’euros en 2017…

Les salariés de Foreplast ont rencontré Didier Gamerdinger mardi 16 avril afin de trouver des solutions de reclassement. Un dossier supplémentaire sur le bureau du conseiller-ministre des Affaires sociales et de la Santé. L’année sociale s’annonce chaude à Monaco…