Une semaine avant le Grand Prix de Barcelone et trois avant celui de Monaco, Charles Leclerc s’est confié à la presse dans le salon de la direction de course du Grand Prix de Monaco, sur le quai Albert Ier. Florilège.

Son apprentissage en karting, son début de saison chez Ferrari, sa relation avec Sebastian Vettel, les consignes de son écurie… Le petit prince de la Formule 1 s’est livré ce jeudi, avec sa sincérité habituelle et une maturité toujours aussi étonnante.

Son passé en karting

Pour Charles Leclerc, comme pour son mentor, le regretté Jules Bianchi, le karting est « la base du sport automobile (…) bénéfique sur de nombreux aspects ». Une certaine nostalgie pointe d’ailleurs dans ses propos quand il évoque des « moments (qu’il) n’oubliera jamais ». Car le karting, « c’est beaucoup moins sérieux que la monoplace, on s’amuse »…

Ses impressions de pilote Ferrari

S’il se dit « globalement satisfait » dans cette « grande écurie, avec beaucoup de personnes », le Monégasque regrette évidemment le déroulé malheureux de la dernière course, au Grand Prix d’Azerbaïdjan.  « J’ai fait une erreur le samedi, mais cela arrive », a reconnu Charles Leclerc avec sa franchise habituelle. Lors des Q2, sa SF90 s’est en effet encastrée dans un mur, annihilant ses chances de bien figurer sur la grille de départ alors que la pole était à sa portée. Un gros regret. S’il pouvait réécrire l’histoire, le pilote déjà victime d’un incident mécanique à Bahreïn « gommerais surtout la sortie de piste à Bakou » !

Les consignes de la Scuderia

A chaud, Charles Leclerc a parfois émis des réserves sur la stratégie de Ferrari, notamment en Chine ou il avait dû ralentir pour laisse passer son coéquipier, Sebastian Vettel. Il tient aujourd’hui à dédramatiser des « réactions spontanées » qui sont d’abord des reproches adressé à lui-même. Car, ce n’est un secret pour personne, Charles Leclerc est particulièrement exigeant : « Depuis mes débuts en monoplaces, et même depuis le karting, je veux apprendre de mes erreurs afin de ne pas les reproduire. » Quant aux consignes, Leclerc en a compris « certaines » et se dit « prêt à les accepter jusqu’à un certain point »…

La place de pilote n°1 à Ferrari

Alors que la Scuderia n’a pas encore ouvert son compteur de victoires en 2019, quid de la place de numéro 1 ? A cette question, Charles Leclerc reste prudent. « La première victoire va être importante, explique-t-il, même si je pense que les performances montrées lors de chaque Grand Prix le sont encore plus. Je dois continuer à faire le travail et essayer de pousser pour ramener la première victoire à la maison. »

La concurrence avec Mercedes

Les Flèches d’Argent trustent les premières place depuis le début de saison. Mercedes vient ainsi d’aligner quatre doublés d’entrée sans forcément se montrer plus rapides que les Ferrari. Une situation qui devient préoccupante. « Je pense que l’on peut améliorer notre rythme en course. Dans certaines conditions de piste, la voiture nécessite des réglages très précis, pointus, pour être efficace. Si vous ne figurez pas exactement dans la fenêtre d’utilisation, vous perdez du temps. Mais le potentiel est là ! », explique Charles Leclerc. Le Monégasque reconnait que Bottas et Hamilton « ont fait le break », et même un « gros break ». Mais, rappelle-t-il, la saison est encore longue : « La voiture peut encore progresser, à condition de vite mettre le doigt sur les réglages adéquats. »

Le Grand Prix de Barcelone

La SF90 avait fait forte impression sur la piste des essais hivernaux, au mois de décembre… « Je me sens plutôt bien sur cette piste », reconnait ainsi Charles Leclerc. Pour autant, « je ne pense pas que les essais hivernaux soient un bon repère pour la course, les températures étant très différentes »…

Le Grand Prix de Monaco

Avec le Grand Prix de Monaco dans trois semaines, Charles Leclerc sera à la maison. Un avantage ? « C’est toujours quelque chose de particulier, surtout pour moi qui suis vraiment né à Monaco, explique le jeune homme. J’essayerai d’aborder ce rendez-vous de la façon la plus normale possible. J’ai hâte de rouler ici, surtout que c’est l’un de mes circuits favoris. Nous n’avions pas eu beaucoup de chance l’an dernier, j’espère reproduire la même performance personnelle, avec un meilleur résultat. » On imagine alors la fête à Monaco !