Certains diront qu’elle est bonne. D’autres qu’ils ne l’ont jamais connue aussi chaude. La mer Méditerranée est en train de battre, en ce mois de juillet, de nouveaux records de température. De mauvaise augure pour les années à venir…

On l’a vu, le début du mois de juillet s’est fait sous le signe de la canicule, un peu partout dans le monde (32 degrés en Alaska, une trentaine de degrés en Bretagne !) et a fortiori dans tout le bassin méditerranéen. On a ainsi enregistré une température rare (surtout aussi tôt dans l’année) dans la mer Méditerranée : plus de 26 degrés et 32 degrés en surface. De quoi réjouir les festivaliers et les amateurs de baignade, mais qui est un signe supplémentaire du dérèglement climatique. Car de telles températures ne sont pas sans conséquence pour le monde marin, loin s’en faut.

Des écosystèmes en souffrance

En effet, les écosystèmes du bassin méditerranéen ne sont pas habitués à de tels pics de chaleur. En général, ils vivent dans une eau à la température plutôt clémente, en-dessous des 18 degrés. Que la mer enregistre ainsi (et durablement) huit degrés de plus, est une mauvaise nouvelle pour les coraux. Certains avaient blanchi et donc péri, lors des grands pics de chaleur de l’année 1999 et tous les scientifiques redoutent un événement similaire en 2019 et surtout les années à venir (on annonce une grande canicule en août 2020). De plus, ce phénomène fait revenir les méduses en masse auprès des littoraux et ainsi augmenter le nombre d’incidents en mer, à cause de leurs piqûres irritantes. Comme à Monaco actuellement… En espérant que tout ceci ne gâchera pas la fête de vacances tant attendues…